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Air France s’amène à Québec... en autocar

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Air France s’amène à Québec, mais aucun de ses avions ne foulera les pistes de l’aéroport international Jean-Lesage. Le transporteur propose plutôt, chaque jour, un service gratuit d’autocars entre la gare de Sainte-Foy et l’aéroport Montréal-Trudeau à destination et au retour de Paris.

Le service sera lancé le 26 septembre prochain. L’autocar partira tous les jours à 12h30 pour arriver à 15h30 à Dorval. Le vol décolle à 16h45. Le vol de retour se pose à Montréal à 15h55. Les passagers auront 2h50 pour ramasser leurs bagages et passer aux douanes avant de prendre l’autocar à 18h25 et arriver à Québec à 21h25. Les horaires des autocars seront ajustés en fonction des heures des vols.

Le service d’autocar sera gratuit, c’est-à-dire que les passagers de Québec paieront leur voyage le même prix que ceux de Montréal. Pour réserver, il suffit de choisir «Québec, Gare Ste-Foy» comme ville de départ.

Pourquoi pas à l’Aéroport de Québec?

Mais pourquoi ne pas simplement desservir l’Aéroport de Québec, qui est d’ailleurs en pleine croissance? «Pour un certain nombre de villes où on a une clientèle, on a choisi ce modèle qui est déjà existant à Ottawa depuis quelques années», explique le porte-parole Yunus Buran, chez Air France à Paris.

«On peut offrir un service efficace pour le client avec une meilleure rentabilité pour nous.»

Les voyageurs d’Ottawa prennent en effet l’autocar d’Air France pour Montréal depuis quinzaine d’années. En Europe, Air France propose également des liaisons en train entre plusieurs villes (Bruxelles, Strasbourg, Lyon et Lille, par exemple) et un aéroport plus important.

Québec sera «réévaluée»

«Aujourd’hui, la demande ne nous permet pas d’avoir une liaison sans escale entre Québec et Paris ou Amsterdam de manière rentable» pour Air France/KLM, indique M. Buran.

Or, d’importants travaux d’agrandissement sont en cours à l’aéroport de Québec et l’administration a souvent répété qu’elle aimerait voir deux vols quotidiens entre Québec et l’Europe, une fois les travaux de 300 millions $ terminés.

«On est au courant», répond M. Buran. Est-ce qu’Air France sera de la partie? «Je ne peux pas vous dire aujourd’hui si oui ou non on va desservir Québec, mais définitivement, on va réévaluer», assure le porte-parole.

Les frais élevés exigés aux transporteurs par l’aéroport Jean-Lesage refroidissent certaines compagnies aériennes comme WestJet. Quant à Air France, «il y a plein d’autres critères avant d’en arriver là», précise M. Buran. Dans son processus d’évaluation, il est d’abord question d’offre et de demande, de logistique d’utilisation des appareils et du contexte économique, explique-t-il.