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Interdiction du Burkini: la CAQ recule

Interdiction du Burkini: la CAQ recule
AFP

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La Coalition avenir Québec recule sur l'interdiction du burkini au Québec.

La députée Nathalie Roy reconnaît qu'il serait «très difficile» de bannir ce maillot de bain qui couvre l'ensemble du corps. Un gouvernement caquiste interdirait le port des signes religieux uniquement chez les policiers, les juges et les gardiens de prison.

«Il n'est pas question qu'on fasse une loi pour interdire le burkini demain matin, on s'entend, on comprend que nos chartes (québécoise et canadienne des droits et libertés) sont complexes», a tenu à nuancer mardi la députée de Montarville, à l'Assemblée nationale.

La semaine dernière, Mme Roy avait pourtant réclamé une interdiction immédiate du burkini sur les plages et le bord des piscines du Québec.

Mais l'élue caquiste n'en démord pas pour autant: ce maillot de bain porté par certaines femmes musulmanes, tout comme la burqa, le niqab et le tchador, sont des «signes de l'islamisme radical». On ne doit pas faire l'autruche, insiste-t-elle. Un débat sur ces vêtements est néanmoins inévitable.

Selon Nathalie Roy, Parti québécois et le gouvernement libéral abdiquent leur responsabilité de défendre «notre identité et nos valeurs». «Ils n'ont aucune intention de lutter contre ces objets, qui sont des objets de l'islam radical, qui sont là pour asservir la femme et pour soumettre la femme. Et ça, nous on dit il faut faire quelque chose».

Pas de voile pour les policières

La caquiste estime également que les policières ne devraient pas pouvoir porter le hidjab. Elle s'inscrit en faux contre la position de la Gendarmerie royale du Canada, qui accepte que ses agentes de confession musulmane puissent porter ce voile islamique qui couvre uniquement la chevelure des femmes.