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La poudre à pâte

La poudre à pâte
Photo Le Journal de Montréal, Ben Pelosse

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Profitez-vous de votre été pour suivre la course à la chefferie du Parti Québécois ? Étant moi-même férue d’actualité politique, j’avoue que je m’attendais à ce qu’on en parle beaucoup plus. 

 

En fait, cette course me semble rater complètement son objectif de faire parler non seulement d’elle, mais du parti en général et par le fait même, de l’avenir de la nation québécoise. Elle me fait penser à un gâteau qui manquerait de poudre à pâte : rempli de bons ingrédients, de saveurs intéressantes et fait avec amour, mais qui n’a pas levé, au grand dam de la cuisinière. 

 

Ce n’est pourtant pas l’intention des candidats ou du Parti québécois qui manque : ma boite de courriel est quotidiennement envahie d’une panoplie de messages de l’ensemble des candidats qui tentent tant bien que mal de faire parler d’eux. Pourtant, on parle des pitbulls, des  cônes orange ou du burkini, mais pas du prochain chef de l’un de nos plus grands partis politiques. 

 

Comme si le prochain chef, aspirant au rôle de premier ministre en 2018, n’intéressait personne alors que depuis des semaines, le Parti libéral n’en manque pas une, dans le sens négatif du terme.

 

J’ai l’impression que le seul endroit où l’on s’intéresse à cette course, c’est sur mon fil Facebook, composé majoritairement d’indépendantistes.  

 

Si j’étais membre du Parti Québécois, je m’inquièterais de cette course qui ne lève pas. On peut bien blâmer tout et n’importe quoi, il n’y a pas que l’été comme facteur atténuant dans cette course. À preuve, on a pratiquement parlé davantage du départ de Véronique Hivon (à qui je souhaite un prompt rétablissement) que de la course en elle-même. 

 

Je ne sais plus non plus à combien de semaines remonte le dernier sondage au sujet des intentions de vote : est-ce qu’Alexandre Cloutier est toujours le favori ? Jusqu’à quel point Lisée, qui a les idées les plus intéressantes, le talonne-t-il ? Est-ce que Martine Ouellet, qui remet l’indépendance au cœur de toutes ses déclarations réussit à se tailler une place enviable ? Est-ce que Paul St-Pierre Plamondon pourra dépasser le 3 % des voix ? Pourquoi n’en parle-t-on pas, à quelques jours du début des débats ? 

 

Une chose est certaine : le manque d’intérêt pour cette course est symptomatique de plus important, j’espère que les candidats en prennent note.