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Un élève échappe de justesse à un changement d’école

Alexis Caron devait être transféré d’établissement en raison d’un manque d’espace dans sa classe

Maxime Caron s’est battu pendant plusieurs semaines pour que son fils Alexis puisse rester à l’école Le Ruisselet, où il a fait sa maternelle l’an dernier.
Photo Simon Clark Maxime Caron s’est battu pendant plusieurs semaines pour que son fils Alexis puisse rester à l’école Le Ruisselet, où il a fait sa maternelle l’an dernier.

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La rentrée scolaire est faite de rebondissements pour la famille d’Alexis Caron, qui a échappé de justesse à un transfert d’école, à quelques heures de la rentrée.

Son père, Maxime Caron, se battait depuis plusieurs semaines pour que son fils, qui fait son entrée en première année, puisse fréquenter la même école que l’an dernier. Même si son frère aîné fréquente aussi l’école Le Ruisselet à L’Ancienne-Lorette, Alexis devait être déplacé à cause d’un manque d’espace.

C’est que contrairement à d’autres commissions scolaires de la région, la politique de transfert des élèves en vigueur à la Commission scolaire des Découvreurs ne tient compte que d’un critère principal pour déplacer des élèves: la distance. Peu importe si une sœur ou un frère aîné fréquente déjà la même école ou si l’enfant y a déjà fait une année scolaire.

« Pas de bon sens »

«Ça n’a pas de bon sens de gérer des enfants comme ça, ce ne sont pas des numéros», selon M. Caron, qui avait déposé une plainte auprès du protecteur de l’élève de la commission scolaire, en plus d’avoir écrit au ministre de l’Éducation pour dénoncer la situation, après avoir essuyé une fin de non-recevoir de la part de la commission scolaire.

Or contre toute attente, M. Caron a appris mardi en fin d’après-midi que son fils Alexis pourra finalement retrouver ses camarades de classe de l’école Le Ruisselet ce matin. «Je suis abasourdi, je n’ai pas trop compris pourquoi. Je n’y croyais plus!» a laissé tomber M. Caron.

Politique revue

De son côté, la Commission scolaire des Découvreurs avait refusé de commenter le dossier, puisqu’il est entre les mains du protecteur de l’élève. La politique entourant le transfert des élèves vient pourtant d’être revue, en janvier 2016. Le conseil des commissaires a décidé de maintenir la distance comme étant le premier critère à respecter.

Dans une correspondance de la commission scolaire envoyée à M. Caron, on peut lire que le fait de tenir compte de la fratrie dans le cadre de cette politique aurait un «caractère discriminatoire», selon les avis juridiques reçus.

Or, les politiques en place dans au moins deux autres commissions scolaires de la région – aux Navigateurs et à la Capitale – favorisent les regroupements familiaux.