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Québec en toutes lettres voit noir

La 7e édition du festival est consacrée aux polars

Martin Michaud
Photo courtoisie L’auteur Martin Michaud

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Le polar québécois est à son «âge d’or», estime l’auteur Martin Michaud. C’est pourquoi il sera question d’enquête, de tueur en série et d’histoires d’épouvantes lors du festival littéraire Québec en toutes lettres, puisque sa 7e édition est consacrée aux polars. Stanley Péan et Chrystine Brouillet font partie des nombreux invités du festival.

La programmation de l’événement, qui aura lieu du 29 septembre au 9 octobre dans 22 lieux différents, a été dévoilée mardi à la Maison de la littérature. Plus de 150 écrivains et artistes y prendront part.

La première semaine du festival sera consacrée à des primeurs relatives à la noirceur de la condition humaine, et on plongera à fond dans les polars francophones dans la deuxième semaine. Une nuit au cimetière avec histoires de peur et une soirée meurtre et mystère sont au programme.

Sous-estimé

Le polar québécois a longtemps été sous-estimé et considéré comme un sous-genre, mais aujourd’hui, les choses ont changé, constate Bernard Gilbert, directeur de la maison de la littérature, qui promet «une édition noire pour y voir clair». «Le polar est probablement le genre qui vend le plus en Occident», a-t-il soutenu.

L’auteur Martin Michaud, qui prendra part à la rencontre Modus operandi avec Chrystine Brouillet, s’est réjoui que le polar soit à l’honneur.

«C’est extrêmement rafraîchissant de voir le mot polar collé au mot littérature, a-t-il commenté via Skype, à la conférence de presse. On est enfin rendu là. Au Québec, on est à un âge d’or du roman policier, du polar, du roman noir. Il y a plein d’auteurs qui sont à mes yeux de calibre international et qui devraient voir leurs romans publiés un peu partout dans le monde.»

La soirée d’ouverture aura lieu le 29 septembre, avec un spectacle mariant la littérature noire et le jazz. Le spectacle À voix basse, les écrivains et le jazz, qui aura lieu à la chapelle du musée de l’Amérique francophone, mettra en vedette Gilles Archambault et Stanley Péan. «Beaucoup d’écrivains ont vu leurs œuvres adaptées au cinéma avec une trame sonore de cette musique», a souligné ce dernier.

100 000 visiteurs

La Maison de la littérature célébrera en octobre son premier anniversaire. Ses premiers mois d’activités auront été fastes: l’établissement a franchi en juillet la barre des 100 000 visiteurs.

«On espérait une grosse année, mais on n’espérait jamais autant, a dit Bernard Gilbert. Le festival nourrit la maison, et la maison nourrit le festival. Les deux vont s’aider dans l’avenir.»