/news/currentevents
Navigation

Ils tuent une autruche dans un élevage

Coup d'oeil sur cet article

 ► Attention, images difficiles à regarder

 

SAINT-EUSTACHE | Un acte de barbarie a été mené sur une autruche de 450 livres tuée à coups de couteau et dont les pattes ont été arrachées par les malfaiteurs qui ont laissé la carcasse sur place.

La macabre découverte de Toron, l’un des plus beaux spécimens reproducteurs de la ferme Nid’otruche de Saint-Eustache, a été faite le matin du dimanche 4 septembre dernier, par le propriétaire, alors qu’il était accompagné de son épouse et de sa petite fille de huit ans.

«L’état des lieux témoignait sans équivoque d’actes d’une extrême violence sur l’animal. Il y avait plein de marques dans le mur, qui montrait que l’animal apeuré s’est débattu. Il y avait du sang partout. Il a été tué par des dizaines de coups de couteau dans le cou. On a eu affaire à du monde qui voulait se faire du fun, un trip de chasse», raconte Nicolas Charbonneau.

L’éleveur soupçonne que l'agresseur était accompagné par au moins une autre personne, même si aucun indice ne permet actuellement de suivre la trace des malfaiteurs qui sont entrés par effraction dans un enclos intérieur.

«Personne ne peut réussir à maîtriser seul un tel animal de 450 livres et de 9 pieds de haut. Il fallait qu’il ait des complices. C’est comme s’ils voulaient se faire une grosse bouffe comme Obélix avec des pilons. Ça avait le même look», ajoute le propriétaire de la ferme de 200 têtes, très affecté par cet acte incompréhensible.

Perte importante

Toron était l’un des principaux mâles reproducteurs de la ferme qui permettait la naissance de 60 oisillons par année. L’animal de sept ans était comme un membre de la famille.

«C’est une perte sentimentale plus qu’une perte monétaire. Je côtoyais Toron matin et soir depuis des années. C’était un bel animal dressé, plein de vie. Je ne comprends pas cette haine qui n’a pas sa raison d’être», dit Nicolas Charbonneau.

Peur des enfants

Sur la page Facebook de Nid’otruche, Nicolas Charbonneau relate le désarroi et la peur de ses enfants depuis la découverte de l’animal décapité.

«Comment expliquer à notre fille de 8 ans que les images ancrées dans sa mémoire sont l’œuvre d’êtres humains? Comment rassurer notre fils de 13 ans convaincu que les méchants reviendront ? Et comment fermer l’œil, la nuit venue, sans la sécurité de croire à un lendemain prometteur? Que dire de plus de notre grande de 18 ans, qui est guide touristique à notre ferme, et qui apprenant la nouvelle a pleuré toute la soirée?»

Un appel est lancé au public afin d’aider la police à trouver les malveillants. Le propriétaire de Nid’otruche demande aussi aux internautes d’être vigilants sur les réseaux sociaux.