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Taxis et Uber: Labeaume s'en prend à la communication gouvernementale

Le maire Régis Labeaume lors d'un point de presse en marge du Grand Prix cycliste de Québec.
PHOTO ANNIE T. ROUSSEL Le maire Régis Labeaume lors d'un point de presse en marge du Grand Prix cycliste de Québec.

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Une vingtaine de chauffeurs de taxi se sont rassemblés vendredi après-midi sur le boulevard Wilfrid-Hamel, dans le secteur Vanier, pour demander aux contrôleurs routiers de sanctionner Uber.

«Il y a une loi qui dit que toute personne qui n’est pas touchée par un projet pilote et qui fait du transport de personnes n’est pas légale. Il faut que le contrôleur routier donne des sanctions, surtout le retrait du permis de conduire», a fait savoir Abdallah Homsy, président du Regroupement indépendant des taxis de Québec (RITQ).

Interrogé sur les futures actions ou perturbations envisagées par les chauffeurs de taxi de Québec, M. Homsy est demeuré prudent. «On va vivre au jour le jour, a-t-il soutenu. On a toujours peur que ça dégénère. Il y a des familles qui risquent d’avoir des faillites, alors qu’il y a des compagnies qui ont des cadeaux du gouvernement. Et ça, on ne peut pas le tolérer.»

Interprétations différentes

Plus tôt en journée, Régis Labeaume a regretté que le gouvernement du Québec ait inutilement compliqué la situation en omettant d’expliquer rapidement les tenants et aboutissants de son entente de mercredi soir avec Uber.

Le maire de Québec a expliqué que les différents intervenants du milieu du taxi, qu’il a rencontrés jeudi en fin de journée, avaient chacun une interprétation différente de cet accord. «C’est quand même extraordinaire, a-t-il déploré. Ces gens-là auraient dû être mis au courant. Ça n’aide pas à apaiser la situation.»

D’autre part, M. Labeaume a invité les chauffeurs à «bien choisir leurs mots» et à éviter d’utiliser des termes comme «martyr» ou «Inch’Allah» (Si Dieu le veut).

«C’est une très mauvaise idée. Ça n’arrivera pas à Québec ça. Ce sont des débats qu’on ne veut pas avoir dans la ville», a-t-il insisté. Jeudi, un chauffeur de taxi a utilisé ces mots, devant les médias, pour marquer son désaccord avec l’entente.