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Des centres d’hébergement pour aînés de plus en plus vides

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RIVIÈRE-DU-LOUP | Les aînés du Bas-Saint-Laurent arrivent en centre d’hébergement de soins de longue durée moins nombreux, plus affaiblis et y restent moins longtemps.

Fini l’image de la personne âgée stationnant son véhicule dans la cour du CHSLD où elle ira finir sa vie.

Dorénavant, les aînés y arrivent plus lourdement atteints et y passent moins de temps.

En conséquence, tous les CHSLD du Bas-Saint-Laurent ont des places vacan­tes. À titre d’exemple, à Saint-Alexandre, dans le Kamouraska, le CHSLD compte 16 lits disponibles.

«Nous avons mis le paquet dans les mesures de soutien à domicile», lance Cathy Bérubé, directrice du Programme de soutien à l’autonomie des personnes âgées pour le CISSS Bas-Saint-Laurent. C’est justement ce que souhaitaient la population et le gouvernement.

Maisons de fin de vie 

Les aînés profitent donc de quelques années de plus dans des services à domicile plutôt qu’en institution. Par maintien à domicile, on inclut la maison de la personne âgée, les résidences privées et les ressources intermédiaires, soit un promoteur privé ou un OSBL qui a une entente de service avec le CISSS public.

«Nous sommes plus vigilants avec nos critères pour nous assurer que la personne qui arrive en CHSLD a vraiment le profil CHSLD», dit Mme Bérubé.

Ces établissements sont-ils devenus des maisons de fin de vie? «Ce sont des établissements de derniers recours», croit Cathy Bérubé.

Ces étages plongés dans le noir amènent un certain questionnement. Qu’adviendra-t-il de ces chambres qui ne servent à rien et des bâtiments qui les abritent?

«C’est en analyse. Je peux vous dire que nous n’avons pas l’intention de concentrer les places en un seul endroit plus central, nous voulons conserver les institutions dans les petits milieux», assure Cathy Bérubé.

La meilleure option, actuellement, serait de diversifier les services à l’intérieur des bâtiments.