/lifestyle/health
Navigation

Mes idoles!

Bloc ainés petits vieux
Photo Fotolia

Coup d'oeil sur cet article

Depuis plus de 5 ans, nous discutons dominicalement de blessures qui vous accablent et que nous côtoyons en physiothérapie. Je vous ai souvent entretenu aussi de l’importance de l’activité physique régulière dans la prévention et dans la rééducation de ces blessures.

Cette semaine, j’étais un peu à court de sujet quand j’ai fait une rencontre fortuite à mon club de tennis. J’ai discuté dans les vestiaires avec M. Mills, 87 ans et 9 mois bien sonnés. Il s’apprête à débuter sa quarante-troisième saison comme membre. Droit comme un chêne, alerte comme un chat, aucune surdité et pas de lunettes, il m’impressionne vraiment!

Je m’informe alors de l’état de sa santé et de ses activités estivales. Il me répond en riant qu’il n’a plus vingt ans (il en a quatre fois et demie), mais qu’il a choisi la vie. Cet été, il a joué au golf trois fois par semaine, au tennis à l’occasion complété par des parties de pêche avec ses amis et sa famille. Je lui souligne alors qu’il est mon idole et que j’espère être comme lui à 87 ans et 9 mois. Il est vraiment un modèle à suivre. Je pense que je lui ai fait plaisir.

En parlant avec ces aînés en forme et alertes, je leur demande toujours quel est le secret de leur longévité de qualité et en santé? M. Mills me répond du tac au tac: «j’ai toujours fait de l’activité physique depuis ma jeunesse, mais de façon modérée et non violente. Si tu joues au football et que tu te débâtis un genou, tu es hypothéqué pour le reste de ta vie. Le marathon, ce n’est pas pour moi. Je fais des activités qui sont plaisantes sinon je les abandonne.»

À retenir

Je retiens quelques points de son discours qui sont souvent les mêmes qui reviennent auprès de cette clientèle:

1- J’ai choisi la vie.

2- Je pratique l’activité physique régulièrement depuis que je suis jeune.

3- J’ai choisi des activités modérées qui me plaisent.

4- J’évite les sports violents et extrêmes.

Je rajouterais à tout ça que M. Mills a une bonne force de caractère et une bonne résistance psychologique pour passer à travers toutes les épreuves et embûches que la vie a disséminées autour de lui.

Il a par exemple perdu sa partenaire de vie bien-aimée il y a quelques années. Bien que sonné, il ne s’est pas laissé abattre. Il s’est retroussé les manches et a repris ses activités salvatrices.

Je sais très bien que ces recettes ne s’appliquent pas à tous. On ne naît pas avec le même bagage génétique et on n’a pas tous des aptitudes sportives. Même si vous êtes plutôt de type artistique, le fait d’avoir des projets et des passions vous aidera sûrement. Par contre, cela ne vous empêche pas de faire des marches régulières.

Mme Tremblay

Autre patiente rencontrée la semaine dernière, Mme Tremblay consulte à la clinique pour un mal de dos. Elle veut savoir si elle pourra aller en camping avec son fils en fin de semaine malgré sa douleur.

Près de 90 ans, toute petite et environ 90 livres, elle me relate qu’elle marche quotidiennement 1 h 30 par jour. Pour elle, c’est ça son secret. Légère crisette d’arthrose, je la rassure et je lui donne la bénédiction pour son camping de fin de semaine et pour reprendre ses randonnées journalières avec modération.

Quels beaux exemples...!