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Taillefer devrait se mêler de ses affaires, selon Chevrette

Uber
Photo Simon Clark

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Alexandre Taillefer appuie le projet pilote avec Uber car il pourrait en tirer un bénéfice financier et il devrait cesser de se «mêler de ce qui ne le regarde pas», estime le porte-parole de l’industrie du taxi Guy Chevrette.

«M. Taillefer est un homme d’affaires et il voit l’opportunité, au lieu payer 1200 $ par mois, de payer 280 $. Mettez-vous dans ses pantalons et vous allez comprendre tout de suite. C’est la chose la plus simple à comprendre», a lancé M. Chevrette au terme d’une rencontre avec le ministre des Transports Laurent Lessard lundi.

Il a ainsi réagi à la sortie d’Alexandre Taillefer, propriétaire de Téo Taxi, de Taxi Hochelaga et de Taxi Diamond, qui estime que le règlement entre Québec et la multinationale américaine est «une des plus équitables jamais mise en place».

M. Chevrette a aussi rappelé qu’Alexandre Taillefer n’est pas propriétaire de permis de taxi, mais plutôt intermédiaire. Il ne serait donc pas à sa place lorsqu’il a laissé entendre qu’il pourrait sévir contre les chauffeurs de taxi qui commettraient des gestes illégaux.

«Je pense que j’aurai une rencontre personnellement avec M. Taillefer. Lui aussi il va falloir qu’il fasse comme nous autres, qu’on évite de se mêler de ce qui nous regarde pas. Ce qui nous regarde, c’est beaucoup plus les effets sur notre monde. Ce sont 22 000 familles qui voient des revenus baisser de 15 à 20 %», a lancé M. Chevrette.

La «fale assez basse»

M. Chevrette est par ailleurs sorti la «fale assez basse» de l’entretien avec M. Lessard, où il a demandé en vain à ce que le projet pilote avec Uber soit suspendu. Il a convoqué mardi une rencontre avec tous les représentants de l’industrie du taxi pour former un front commun. Il propose lui-même une tournée régionale pour sensibiliser les Québécois au sort des chauffeurs de taxi ainsi qu’une approche de contestation juridique du projet pilote.

De son côté, le ministre Laurent Lessard dit comprendre la réaction des chauffeurs de taxi, et a commandé une analyse plus approfondie de la situation pécuniaire des travailleurs qui ne possède pas de permis. «Ensuite, on va regarder ce qui s'est passé ailleurs. Ailleurs, ils ne sont pas plus épais que nous autres, là», a-t-il ajouté.