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Musique inspirée par l’architecture

30 musiciens de l’OSQ se produisent au MNBAQ

La distance entre Yannick Plamondon, qui habite à Québec, et le Montréalais Symon Henry n’a pas empêché les nouveaux complices de créer une œuvre musicale monumen­tale, qui a fait l’objet d’un documentaire. 
photo courtoisie MNBAQ, Idra Labrie La distance entre Yannick Plamondon, qui habite à Québec, et le Montréalais Symon Henry n’a pas empêché les nouveaux complices de créer une œuvre musicale monumen­tale, qui a fait l’objet d’un documentaire. 

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Inspirés par l’architecture du pavillon Pierre-Lassonde, les compositeurs Yannick Plamondon et Symon Henry ont créé, sur une période d’un an, une œuvre musicale qui sort des sentiers battus. Elle sera présentée dimanche après-midi au Musée national des beaux-arts, alors que 30 musi­ciens de l’OSQ se produiront dans l’escalier monumental du nouveau pavillon.

L’œuvre «architecturale» et inédite, d’une durée de 40 minutes, sera présentée à 14 h dimanche. Poétiquement intitulée Voir dans le vent qui hurle les étoiles rire, et rire, elle a nécessité un an de travail pour les deux compositeurs et elle vient clore le cycle des événements d’ouverture du pavillon.

Le processus de création a même fait l’objet d’une publication de 168 pages, et d’un documentaire réalisé par Jean-Pierre Dussault, Symphonie pour architecture. La performance de dimanche après-midi sera captée et fera partie du documentaire, qui sera présenté le 30 septembre à l’auditorium du pavillon.

Sans limites

Le spectacle réunira 30 musiciens de l’OSQ installés dans le gigantesque escalier du pavillon, en compagnie de la marimbiste Anne-Julie Caron, sous la direction de Fabien Gabel. Les compositeurs ne se sont fixé aucune limite: l’œuvre musicale marie étonnamment l’univers de la musique électronique, les instruments à cordes et les percussions.

Les spectateurs sont invités à participer au spectacle puisque 300 triangles leur seront remis pour faire les tintements à certains moments précis.

Comment façonne-t-on une œuvre en s’inspirant d’un bâtiment? «On a toutes sortes de manières de se référer à l’architecture du pavillon Lassonde, expli­que Symon Henry. Pour sa part, Yannick a été très inspiré par les porte-à-faux, comme des étages. De mon côté, j’ai été inspiré par la manière dont le pavillon sort de terre, par les grandes masses de béton et la légèreté du verre, sa transparence. C’est très organique comme proposition.»

L’œuvre d’une vie

Au bout du fil, Yannick Plamondon parle de l’œuvre de sa vie. Les deux complices parlent déjà de travailler de nouveau ensemble. «On n’a pas envie de s’arrêter là», dit Yannick Plamondon, qui souligne que la création de musique de concert à deux têtes est plutôt rare.

«On a inventé une manière de créer à deux parce qu’en musique classique, ça n’existe à peu près pas. Ç’a été, chose surprenante, relativement simple», a renchéri Symon Henry.