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On achève bien les chevaux...

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Le gouvernement Couillard fait la preuve quotidienne de son affligeante maladresse, mais les partis d’opposition lui évitent le naufrage, en s’égarant dans des stratégies futiles et des débats oiseux, qui n’émeuvent personne.

C’est bon de savoir que, si elle est élue, la CAQ remontera au front pour exiger des changements constitutionnels qui ont été refusés dans le passé parce qu’ils sont incompatibles avec la philosophie de base du pays.

Et on peut être soulagé d’apprendre qu’après sa course au leadership, le PQ saura quoi faire si une infirmière portant la burqa doit soigner un patient portant la kippa dans une clinique de Mont-Laurier...

Le Parti québécois, qui a déjà été un phare, s’empêtre dans des débats obscurs sur tenir un référendum ou pas, dans l’éventualité où il reprendrait le pouvoir pour deux mandats de suite.

La vraie question

Mais il évite de se poser la seule question qui importe vraiment: pourquoi? Pourquoi les Québécois ne veulent-ils rien entendre d’un tel référendum?

La réponse saute pourtant aux yeux: ce n’est plus nécessaire; ce jeu n’en vaut plus la chandelle. Le PQ a réussi sa révolution; il a chambardé l’ordre social et économique et imposé le français comme langue d’usage. Les Québécois lui en sont reconnaissants.

Le Canada n’est plus le bloc anglo-saxon hostile qui réprimait les francophones de Moncton à Calgary en disant «bilingual today, French tomorrow». Le multiculturalisme a plutôt créé une zone de tolérance indifférente.

Une pensée obsolète

Bref, les conditions adverses qui ont mené à la naissance du PQ ne sont plus là. Mais le PQ s’obstine avec le même message, et prêche la même solution. Il n’est plus à l’écoute; il est devenu obsolète.

La survie du français en Amérique ne sera jamais assurée. Mais elle requiert aujourd’hui une analyse et des solutions neuves, adaptées au présent.

L’opposition n’a pas d’idée neuve. Les libéraux s’en trouvent chanceux. Les Québécois, moins.