/news/politics
Navigation

Un duel entre Sioui et Gros-Louis à Wendake

Konrad Sioui sera en quête d’un troisième mandat consécutif à la tête de la communauté autochtone

Un duel entre Sioui et Gros-Louis à Wendake
Les archives

Coup d'oeil sur cet article

Le grand chef sortant Konrad Sioui affrontera le candidat Denis Gros-Louis lors de l’élection du 28 octobre prochain à Wendake.

En poste depuis huit ans, Konrad Sioui vise un troisième mandat consécutif. L’ex-chef régional de l’Assemblée des Premières Nations a succédé à Max Gros-Louis, qui a dirigé pendant plus de 30 ans entre 1964 et 2008. Dans un peu plus d’un mois, quatre cercles familiaux éliront aussi leur représentant.

«Les gens de toutes les familles me demandent de continuer. La mission est toujours la même: la défense du territoire et des droits. J’ai un bilan à déposer», mentionne Konrad Sioui, 63 ans.

Ce dernier utilise les termes unité, solidarité et partenariat pour parler de ses objectifs de campagne. À Wendake, le projet d’aréna sur de nouveaux terrains acquis par la nation huronne-wendat est presque complété.

«Je pense que nous sommes un exemple de cohabitation pacifique. Les gens ont une image très positive de Wendake.»

Concernant le corps de police qui s’est retrouvé dans la tourmente au cours du dernier mandat, Konrad Sioui affirme que les efforts pour trouver le futur directeur «sont très avancés.»

Manque de transparence

Son adversaire, Denis Gros-Louis, 47 ans, est diplômé de la faculté de droit de l’Université Laval. Le candidat occupe un poste de gestionnaire chez Pêches et Océans Canada. Il a travaillé à Québec et Ottawa, notamment en revendications particulières et en gestion des terres indiennes.

«Il y a beaucoup d’insatisfaction et un manque de transparence dans l’attribution des contrats publics. Nos membres ont le droit d’avoir des réponses à des questions préoccupantes. De cacher à la population la nature des débats, c’était correct dans les années 70, mais on n’accepte plus ça en 2016. Il faut mettre fin aux apparences de favoritisme envers certains entrepreneurs», termine M. Gros-Louis.