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Entre musique et cinéma

Lysandre Ménard rêve de travailler avec plusieurs réalisateurs québécois

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Grande révélation au cinéma québécois en 2015 grâce à son rôle dans La passion d’Augustine, la talentueuse pianiste Lysandre Ménard ne souhaite pas avoir à choisir entre le jeu et la musique même si on la verra cet automne dans un second long métrage, D’encre et de sang.

«Je me suis posé la question et j’ai décidé de ne pas y répondre», a-t-elle dit en éclatant de rire lors d’un entretien avec Le Journal, mardi, à quelques heures de la première du film au Festival de cinéma de la ville de Québec.

D’ailleurs, précise-t-elle, la publicité générée par La passion d’Augustine lui a valu plusieurs offres de concerts.

L’artiste de Boucherville, dans la jeune vingtaine, a fait écarquiller bien des yeux l’an dernier en incarnant une musicienne rebelle dans le film de Léa Pool. Finaliste dans la catégorie actrice de soutien au Gala du cinéma québécois, elle a aussi séduit la presse française. «La naissance d’un prodige», s’est enflammée le magazine Gala.

La France donc? «Je ne suis pas fermée à l’idée d’explorer ce qui se passe ailleurs, mais je rêve de travailler avec plusieurs réalisateurs québécois bien avant bien des réalisateurs français», assure-t-elle.

Même si elle fait sa marque au cinéma, Lysandre Ménard ne laisse pas tomber sa passion pour la musique.
Photo Jean-François Desgagnés
Même si elle fait sa marque au cinéma, Lysandre Ménard ne laisse pas tomber sa passion pour la musique.

Sortie de sa zone de confort

Dans D’encre et de sang, Lysandre Ménard incarne la fille d’un libraire qui est marquée profondément après avoir été témoin du décès tragique d’un écrivain célèbre. À plusieurs égards, cette expérience de tournage s’est avérée très différente par rapport à La passion d’Augustine, en premier lieu parce qu’elle ne jouait pas une pianiste.

«C’était plus demandant parce que je sortais de ma zone de confort. J’ai dû faire plus de travail de recherche pour mon personnage. Mais sur le plateau, je savais davantage à quoi m’en tenir et j’étais moins livrée à mon instinct», dit-elle.

Même si elle a gagné en aisance, la jeune femme n’a pas envie de brûler les étapes. Elle dit avoir refusé «plein de choses» quand elle a lu le scénario.

«Mon personnage est assez noir et il y avait plusieurs scènes explicites que je ne me sentais pas l’aise de faire encore. On en a parlé avec les réalisateurs jusqu’où je serais capable d’aller. J’ai besoin de plus d’expérience avant d’aller là.»

Réalisé par un trio de jeunes cinéastes (Alexis Fortier Gauthier, Maxim Rheault et Francis Fortin), D’encre et de sang sortira en salles le 9 décembre. Les autres personnages principaux sont interprétés par Martin Desgagné, Iannicko N’Doua et Fayolle Jean.