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Danièle Henkel veut contrer les abus de pouvoir des syndics

La dragonne Danièle Henkel.
Photo courtoisie, Jocelyn Malette La dragonne Danièle Henkel.

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La dragonne Danièle Henkel dénonce les pouvoirs démesurés des syndics, ces chiens de garde des ordres professionnels.

La femme d’affaires viendra plaider sa cause devant les députés de l’Assemblée nationale mercredi, dans le cadre de l’étude du projet de loi 98 sur la gouvernance des ordres professionnels.

«Alors que l’UPAC doit obtenir un mandat pour perquisitionner, un syndic peut, sur la seule base d’une information (laissée à sa seule appréciation), lancer une enquête», signale Mme Henkel dans le mémoire qu’elle déposera aujourd’hui en commission parlementaire et dont notre Bureau parlementaire a obtenu copie.

«Abus de pouvoir»

La dragonne demande au gouvernement Couillard de mettre sur pied des outils pour surveiller les «abus de pouvoir» des syndics.

Elle prend pour exemple le cas d’un des employés de son Laboratoire LSIA, spécialisé dans le dépistage des allergies alimentaires. Informé en novembre 2014 qu’il fait l’objet d’une enquête du syndic de l’Ordre des chimistes, l’employé est encore tenu dans l’ignorance près de deux ans plus tard. «En date d’aujourd’hui, le professionnel ne connaît pas encore qui s’est plaint de ses services professionnels et surtout, il ignore la nature de la plainte», souligne la femme d’affaires dans son mémoire.

«Décideur»

Plus encore, Danièle Henkel soutient que le syndic des chimistes a demandé à son employé de cesser certaines manipulations.

«Le syndic peut, dans certains cas spécifiques, selon la gravité de l’offense, faire des recommandations ou même des mises en garde, insiste-t-elle. Mais ici, le syndic s’est transformé en décideur; pourtant, le Code des professions ne lui reconnaît aucun pouvoir décisionnel sinon de décider du dépôt de son dossier d’enquête au Conseil de discipline