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Robert Lepage « tripe » sur la lutte

Il pourrait y en avoir au Diamant, qui ouvrira en 2018

Le créateur Robert Lepage et sa sœur, Lynda Beaulieu, qui porte plusieurs chapeaux au sein de sa compagnie, ont parlé mercredi, lors d’une rencontre-conférence, de leur enfance, de leur relation, de cinéma et de lutte professionnelle.
Photo Didier Debusschère Le créateur Robert Lepage et sa sœur, Lynda Beaulieu, qui porte plusieurs chapeaux au sein de sa compagnie, ont parlé mercredi, lors d’une rencontre-conférence, de leur enfance, de leur relation, de cinéma et de lutte professionnelle.

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Robert Lepage veut accueillir toutes les formes d’art dans le Diamant, qui devrait ouvrir ses portes à l’automne 2018. Il a l’intention d’y présenter du cirque, de l’opéra, ses pièces et même de la lutte. Oui, de la lutte.

Robert Lepage, qui étonne avec son audace et son inventivité, en a aussi surpris plusieurs, mercredi, lors d’une rencontre-conférence présentée à l’occasion du Festival de cinéma de la ville de Québec, en indiquant que la lutte pourrait avoir sa place au Diamant.

Interrogé sur certaines choses inexplorées, le créateur, cinéaste, comédien et metteur en scène a révélé qu’il aimerait aborder le chant et la lutte professionnelle.

Une déclaration qui a fait éclater de rire les spectateurs présents dans l’auditorium du pavillon Pierre Lassonde du Musée national des beaux-arts de Québec.

Plusieurs ont cru à une blague, mais l’homme de théâtre a insisté sur le sérieux de la chose, racontant qu’il a eu une espèce de révélation, lorsqu’il a assisté récemment à une soirée de lutte au centre Horizon, dans Limoilou.

«J’ai travaillé beaucoup au Japon et j’ai vu toutes sortes de formes d’arts sophistiquées, ancestrales et tout ça, mais j’ai retrouvé cet esprit à la lutte», a-t-il dit, avant que sa sœur, Lynda Beaulieu, qui participait à la rencontre, décontenancée, ajoute à la blague que «Killer» Kowalsky se produirait au Diamant.

Des artistes incroyables

Le metteur en scène a indiqué que le diamant est quelque chose de très poli, ausculté et sablé, mais que c’était aussi quelque chose de très brut.

«La lutte, pour moi, c’est le théâtre dans sa forme la plus brute, a-t-il ajouté, avant d’expliquer que les gens allaient au cinéma et au théâtre avec l’objectif de se faire raconter des histoires avec des héros et des personnages. Le public veut crier «chou» à la personne dont ils n’aiment pas les valeurs ou encourager quelqu’un. Il y a du cirque dans la lutte et toutes sortes de choses. C’est parfois tout croche, ce n’est pas l’art le plus poli et raffiné, mais il y a une vraie chose qui se passe. La source d’une chose qui me fait déconnecter de nos films et de nos pièces de théâtre.»

Il a ensuite rendu hommage à ces artistes incroyables, de grands acteurs, qui, selon lui, sont bien meilleurs que certains que l’on voit sur les scènes au Québec.

«Je vous le jure. Il se passe quelque chose là que j’envie. Il y a une chose qui se passe là, qui, je pense, devrait côtoyer, de petits contes d’opéras, des compagnies de cirques et nos pièces de théâtre à nous», a-t-il lancé, dans une sortie hilarante et totalement délirante.