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Troisième lien : ça presse !

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1. Le troisième lien

L’enjeu du troisième lien entre Lévis et Québec est passé de la carte des desserts au menu principal, et ce, en un mois. La rentrée avec ses interminables bouchons a servi d’électrochoc. L'étiquette du «Dîner de cons» — tel qu'énoncée par Régis Labeaume lui-même — n’a pas passé; les conseillers de l'hôtel de ville lui ont sûrement suggéré de changer de discours. Un virage à 180 sur les jantes de route et, pouf, Labeaume est devenu un «cheerleader» du troisième lien.

Un peu court et un peu comique... Pour le contenu, faudra attendre.

Pour l’heure, les partisans du troisième lien devront faire preuve de persistance et d’astuce. Insister sur ses bénéfices et pas seulement ses coûts. En faire un projet de création de richesse! De plus, il faudra coaliser l’ensemble des élus de la Côte-Nord et du Saguenay, des régions qui bénéficieraient d’une telle ceinture routière. Si le gouvernement Couillard réussit à se sortir de ses perpétuelles crises d’éthique, peut-être entendra-t-il le peuple qui rugit et qui exige des actions tangibles dans ce dossier?

2. Le PQ

Le PQ vend des «cassettes» et des «Walkman», alors que le monde est parti écouter Spotify. Les jeunes ont quitté le magasin. Toutes les études le démontrent. On a beau changer le logo, changer le gérant, le stationnement se vide. Le PQ, c’est un boomer qui pense pouvoir envoûter une «jeune demoiselle» en roulant en décapotable avec de la musique «boom boom».

Vieillir n’est pas facile. Vieillir mal, c’est triste. La grande majorité des Québécois non seulement rejettent l’«Option», mais souffrent aussi d’une nausée aiguë à sa moindre mention. Personne n’a demandé à subir ces scènes dignes des pires téléréalités où Cloutier et Lisée se poignardent à qui mieux mieux et où Martine plaide son existence.

Juste triste.

3. L’affaire Kijiji

Internet, on le sait, est devenu un Disneyland pour pédophiles. L’histoire de la fillette de Québec appâtée par un présumé pédophile de 24 ans de Montréal est troublante. Afficher les services de gardiennage d’une enfant de 11 ans sur Kijiji n’était peut-être pas l’idée du siècle. Kijiji demeure un gros marché aux puces où on peut à la fois acheter des pantoufles et de vieux BBQ.

Mais là n’est pas le point.

Le père de la fillette a été vigilant en inscrivant son numéro personnel. Le prédateur qui a exigé des photographies nues de l’enfant a vite été arrêté. Face à l’omniprésence des technos dans nos vies, la vigilance des parents doit être totale, mais le politique devra montrer les dents et sévir plus fortement contre ces voleurs d’enfance.