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Salaire minimum à 15 $: Couillard pas prêt à s’engager

POL-PÉRIODE DES QUESTIONS
Simon Clark/Agence QMI

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Philippe Couillard n’est pas prêt à augmenter le salaire minimum à 15$ par heure.

«Ce n’est pas la seule façon de lutter contre la pauvreté, il faut réfléchir à plusieurs autres mesures pour contrer les inégalités», a souligné le premier ministre, qui participait cette fin de semaine au Forum des idées pour le Québec, organisé par le Parti libéral du Québec.

L’événement dont le thème portait sur les politiques sociales s’est déroulé tout au long de la fin de semaine à Longueuil.  

M. Couillard a exprimé devant les participants ses préoccupations quant aux conséquences qu’une augmentation du salaire minimum pourrait entrainer, alors qu’il est actuellement établi à 10,75$.

Il craint que des catégories de revenus soient négativement affectées.

«Une de mes préoccupations c’est de savoir ce qu’il arrivera aux emplois qui sont actuellement entre 11$ et 15$ de l’heure. J’ai peur qu’ils soient détruits et qu’on ne puisse pas les retrouver», a-t-il mentionné.

Le premier ministre se questionne également sur qui paiera pour cette amélioration du salaire de base.

«Est-ce que le fardeau va reposer sur les entreprises ou bien sur l’ensemble de la société à travers des mesures de redistribution?», s’est-il questionné.

Politiques «expirées»

M. Couillard ne veut pas s’engager sur la question du salaire minimum, mais il dit être prêt à revoir les politiques actuelles qui sont selon lui «expirées».

Il a rappelé qu’un comité d’expert a été créé pour se pencher sur l’instauration d’un revenu minimum garanti.

«Je veux que le Québec s’engage dans cette voie parce qu’il y a une nécessité de moderniser nos politiques. Par contre, je veux qu’on fasse attention, parce que je ne veux pas que ça nous fasse arrêter le travail sur les mesures fiscales de redistribution qui sont déjà en place», a-t-il fait valoir.

Il soutient que les premières grandes orientations de ce comité seront connues sous peu. Il ne s’engage toutefois pas à les introduire au prochain budget.

«On verra si c’est possible, mais ce seront les premières pistes d’un travail qui se fera sur une longue route», a-t-il indiqué.