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Les bars pourront opérer le nombre d'appareils de loterie vidéo qu’ils veulent avec un seul permis

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Photo Daniel Mallard Le directeur des opérations commerciales, Éric Saulnier, et le porte-parole de Loto-Québec, Patrice Lavoie, posent dans l’aire ouverte de divertissement du pub Blaxton de Lévis.

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Loto-Québec va permettre aux propriétaires de bars d’installer un nombre illimité d’appareils de loterie vidéo (ALV) dans leur établissement en délivrant un seul permis.

Avec l’adoption du projet de loi 74, le gouvernement a aboli la limite de 5 ALV par permis d’alcool dans les bars.

Dorénavant, un permis unique permettra le déploiement illimité d’appareils de loterie vidéo dans un même bar. «L’industrie des bars est en changement. On aura davantage de flexibilité pour optimiser notre réseau», a indiqué au Journal le directeur des opérations commerciales de Loto-Québec, Éric Saulnier.

Loto-Québec n’attend plus qu’un décret ministériel pour aller de l’avant avec le redéploiement de son réseau d’ALV.

À Lévis, le propriétaire du pub Blaxton, Antoine Rouleau, dit avoir investi des milliers de dollars pour se conformer à la nouvelle réglementation de Loto-Québec. Résultat: il entend accueillir une dizaine d’ALV dans son établissement complètement à aire ouverte.

Loto-Québec croit que cette reconfiguration de son réseau d’ALV aura également un impact sur ses résultats.

L’an dernier, plus de 375 appareils (sur les 12 000 en circulation au Québec) sont demeurés inactifs, faute de repreneurs en raison de la limite en vigueur.

«Avec les nouvelles règles, il sera plus facile de les replacer alors que les mêmes critères socioéconomiques vont continuer de s’appliquer», a fait valoir M. Saulnier.

Revenus de 888 millions $

Sur chaque dollar généré par un ALV, Loto-Québec offre un taux de commission de 22 % aux proprios de bars.

L’an dernier, les 11 620 ALV de Loto-Quénec ont généré des revenus de 888 millions $.

Fausse route, selon la CAQ

À la Coalition avenir Québec (CAQ) on est d’avis que Loto-Québec commet une erreur. La CAQ suggère plutôt le retrait de 1600 appareils. «Ces appareils appauvrissent les Québécois. Ça n’aide pas à combattre le jeu pathologique dans les milieux défavorisés», soutient le député François Bonnardel.

En 2014, une étude de la Direction régionale de santé publique de la Capitale-Nationale dénonçait les risques élevés pour les joueurs, évoquant alors un «risque de contagion», car plus il y a de joueurs concentrés au même endroit, plus ces derniers ont des chances de miser de l’argent.