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Troisième lien: des organismes appellent au calme

Accès transports viables et le Conseil régional de l’environnement ont émis mercredi un communiqué pour dénoncer la précipitation qui prévaut dans le débat sur la congestion et sur l’ajout d’un troisième lien routier.
Photo Stevens LeBlanc Accès transports viables et le Conseil régional de l’environnement ont émis mercredi un communiqué pour dénoncer la précipitation qui prévaut dans le débat sur la congestion et sur l’ajout d’un troisième lien routier.

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Des organismes de promotion de la mobilité durable appellent au calme dans le dossier du troisième lien, rappelant qu’aucune ville dans le monde n’a réussi à régler ses problèmes de congestion en ajoutant des autoroutes.

Accès transports viables et le Conseil régional de l’environnement (CRE) ont émis mercredi un communiqué pour dénoncer la précipitation qui prévaut dans le débat sur la congestion et sur l’ajout d’un troisième lien routier.

Mardi, le maire de Québec a ouvert la porte à un nouveau plan de mobilité qui inclurait un troisième lien. Le directeur général du CRE, Alexandre Turgeon, a fait remarquer que partout dans le monde, les tentatives pour réduire la congestion en ajoutant des liens autoroutiers se sont toujours soldées par des échecs. «Il faut se rappeler que le pont Pierre-Laporte a lui-même été construit pour tenter d’enrayer les problèmes de congestion causés par le manque de capacité du pont de Québec. Est-ce que ça a réglé le problème? Pas du tout. Ça a mis en place des conditions qui ont permis l’étalement urbain que nous connaissons aujourd’hui sur la rive-sud.»

Il vaut mieux miser sur le projet collectif du service rapide par bus (SRB), qui est bien enclenché, selon Accès transports viables. «À court terme, concentrons-nous sur la réalisation du SRB et prenons le temps d’en mesurer l’impact sur la congestion interrive. Actuellement, on veut mettre la charrue avant les bœufs», a souligné le directeur général Étienne Grandmont.

Les deux dg demandent aux élus , s’ils veulent rouvrir le débat et réviser le plan de mobilité durable adopté en 2011, de prendre le temps de consulter les intervenants concernés. Les organisations travaillant sur les enjeux de mobilité durable, les chambres de commerce de Québec et de Lévis et les organisations représentant les promoteurs immobiliers doivent tous se retrouver autour de la table, plaident-ils.