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Aide médicale à mourir: le cardinal Lacroix n’envisage pas de refuser de funérailles à des fidèles

Le cardinal de Québec, Gérald Cyprien Lacroix, a affirmé par voie de communiqué que «l’Église catholique accompagne les personnes à toutes les étapes de la vie».
Photo Pascal Huot Le cardinal de Québec, Gérald Cyprien Lacroix, a affirmé par voie de communiqué que «l’Église catholique accompagne les personnes à toutes les étapes de la vie».

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Le cardinal Gérald Cyprien Lacroix «n’envisage pas de directives» pour empêcher certaines personnes d’obtenir des funérailles religieuses après avoir bénéficié de l’aide médicale à mourir, contrairement à ce qu’ont proposé d’autres évêques canadiens.

Le cardinal de Québec a précisé sa position jeudi après que l’idée évoquée par des évêques de l’Ouest canadien eut fait beaucoup de vagues à travers le pays.

«L’Église catholique accompagne les personnes à toutes les étapes de la vie. Elle le fait en mode dialogue avec toute personne et toute famille qui souhaite être accompagnée», a souligné Mgr Lacroix par voie de communiqué.

L’archidiocèse ne prévoit donc pas adopter de directives qui refuseraient «l’accompagnement, l’accès aux sacrements des malades et la célébration de funérailles». Gérald Cyprien Lacroix a toutefois rappelé que l’Église «optera toujours pour des soins palliatifs accessibles à tous plutôt que l’euthanasie».

Consultations prévues

Pour mieux comprendre la réalité de cette question nouvelle au quotidien, l’Église catholique de Québec tiendra des consultations au cours des prochains mois.

«Nous organiserons quatre assemblées de prêtres pour discuter de cet enjeu. Nous voulons entendre ce qui se passe sur le terrain», explique le vicaire général, Marc Pelchat.

Ce dernier confirme que certains fidèles de l’église de Québec ont eu recours à l’aide médicale à mourir. «Notre option première est la vie en toute circonstance, mais il n’est pas question de refuser l’accès aux sacrements ou à des funérailles. Notre directive est celle de l’écoute et de l’accompagnement», ajoute l’abbé Pelchat.

Idée controversée

L’idée de refuser des funérailles religieuses aux gens ayant demandé l’aide médicale à mourir est venue d’évêques de l’Ouest canadien il y a deux semaines.

L’épiscopat de six diocèses a envoyé la directive, «qualifiée par certains de “rétrograde”», à leurs prêtres, rapportait jeudi le quotidien Le Devoir.

Les évêques en question déploraient le caractère «scandaleux» que revêtirait une cérémonie religieuse célébrée à la suite de ce «péché mortel».

Ils disaient aussi craindre qu’une telle célébration «soit interprétée comme un encouragement à commettre ce mal», selon le document obtenu par le quotidien.