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Réclamer sa vie

L’auteur Gabriel Fournier lors du dévoilement de la saison 2016-2017 de Premier Acte.
Photo courtoisie L’auteur Gabriel Fournier lors du dévoilement de la saison 2016-2017 de Premier Acte.

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Gabriel Fournier rêvait depuis une dizaine d’années de se consacrer à un projet d’écriture. Un processus de création constitué de hauts et de bas qu’il a mené à terme avec la pièce Stockholm, le syndrome.

Le comédien, qu’on a vu sur scène dans L’absence de guerre, L’épicerie et Disparaître ici, souhaitait relever ce défi. Il a réussi et il est très fier de Stockholm, le syndrome, qui est à l’affiche du 11 au 29 octobre à Premier Acte.

Stockholm le syndrome raconte l’histoire de six employés d’une compagnie d’assurances qui sont séquestrés dans un bureau par un obscur joueur de cricket du siècle dernier.

Un employé des ressources humaines, une secrétaire, un informaticien, un responsable de la sécurité, une personne des relations publiques et le grand patron font partie des otages.

«Ces six personnes cherchent à savoir pourquoi elles ont été séquestrées à et à quelle fin. Il s’agit d’une situation absolument absurde où un homme, qui est déçu de sa vie, décide de réclamer son assurance vie, même s’il n’est pas mort», a raconté l’auteur, lors d’un entretien.

La comé­dienne Laurence Moisan-Bédard lors d’une lecture publique.
Photo courtoisie
La comé­dienne Laurence Moisan-Bédard lors d’une lecture publique.

Discipline d’écriture

Gabriel Fournier précise que les six otages ne tombent pas sous le charme du ravisseur, comme le veut le syndrome de Stockholm, mais qu’ils finissent par sympathiser, un par un, à sa cause.

Après 10 ans à monter sur les planches, le comédien a eu envie de se lancer dans l’écriture d’une pièce.

Victime d’un tout autre syndrome, soit celui de la page blanche, Gabriel Fournier a décidé, un jour, que c’en était assez, et il a plongé à fond dans les mots et les idées,

«J’ai balbutié deux ou trois pages, plus ou moins satisfaisan­tes, et au lieu de me décourager et de laisser mourir ça dans l’ordinateur, j’ai persévéré. Au bout de 10 pages, certains flashs sont apparus, et ce qui était un collage de deux ou trois idées s’est transformé pour devenir le début de cette histoire», a-t-il expliqué.

Marc Auger Gosselin dans Stockholm, le syndrome.
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Marc Auger Gosselin dans Stockholm, le syndrome.

Après deux présentations sous la forme de lectures, Gabriel Fournier s’est ensuite imposé une discipline d’écriture de quatre heures par jour, l’hiver dernier, à la bibliothèque Gabrielle-Roy, pour terminer cette histoire.

«Il y a des jours où j’étais super content et d’autres où j’avais l’impression de gâcher mon affaire. Ce fut une suite de hauts et de bas. J’ai ensuite senti, durant un bon mois, que je touchais à la fin, mais ça n’a pas été quelque chose de facile», a-t-il avoué, précisant qu’il n’avait pas l’intention, à court terme, de se lancer à nouveau dans ce processus de création.

Stockholm, le syndrome est présenté du 11 au 29 octobre au Théâtre Premier Acte.