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La question référendaire sème la bisbille parmi les aspirants-chefs du PQ

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La tension était palpable, hier soir, sur le plateau de Tout le monde en parle, alors que les aspirants-chefs ont de nouveau débattu sur la question référendaire à quelques jours du scrutin en vue de trouver un nouveau chef au Parti québécois.

D’entrée de jeu, Jean-François Lisée, Alexandre Cloutier, Martine Ouellet et Paul St-Pierre Plamondon ont exprimé leurs divergences d’opinions sur le sujet. Alors que Cloutier et Ouellet voient encore l’indépendance comme un projet de société, Jean-François Lisée n’a pas hésité à dire qu’un référendum était deve­nu un «boulet» pour le PQ.

«Je pense que cette allergie référendaire fait en sorte maintenant que les gens n’écoutent plus ce que nous avons à dire», a-t-il expliqué.

Des propos qui n’ont pas trouvé écho chez les autres candidats. «Si on veut battre Philippe Couillard en 2018, il faut qu’on additionne toutes les forces indépendantistes et la seule façon de faire cette convergence, c’est de prendre l’engagement de réaliser l’indépendance», a pour sa part argumenté Martine Ouellet.

Cloutier a aussi plaidé pour le projet. «Ce que les gens veulent, ce n’est pas tant le référendum que le projet de pays [...]. Ce que les gens veulent savoir, c’est ce qui va arriver», a-t-il avancé.

Paul St-Pierre Plamondon a pour sa part déclaré que le projet de l’indépendance du Québec n’était pas le seul projet du PQ et qu’il fallait d’abord rebâtir la confiance avec l’électorat avant de pouvoir aborder le sujet.

Le ton du débat

L’animateur Guy A. Lepage a questionné les candidats sur le ton qu’avait pris la campagne. Récemment, Jean-François Lisée a fait un amalgame entre Alexandre Cloutier et le controversé imam Adil Charkaoui, ce qui lui avait valu plusieurs critiques.

M. Lisée s’est toutefois défendu d’avoir attiré les regards sur cela en argumentant que l’histoire aurait été rendue publique de toute façon.