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Énergie Est: nouvelle opération charme de TransCanada

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La pétrolière TransCanada Pipelines veut donner un nouveau souffle à la campagne visant à convaincre le gouvernement Couillard et les municipalités des bienfaits de son projet de pipeline Énergie Est.

TransCanada vient d'embaucher Richard Brosseau pour seconder son vice-président Québec-Nouveau-Brunswick, Louis Bergeron, dans cette opération charme. Les deux hommes ont déjà commencé à parcourir le Québec d'ouest en est pour aller à la rencontre de 22 députés dont les circonscriptions se trouvent sur le tracé du futur pipeline.

De même, MM. Bergeron et Brosseau ont reçu mandat de rencontrer les dirigeants de huit ministères: Agriculture, Économie, Énergie et Ressources, Affaires municipales, Finances, Forêts, Transports ainsi que le premier ministre Philippe Couillard.

«On ne cherche pas à faire changer des lois ni à obtenir des faveurs. Le but est d'écouter les questions et de partager de l'information sur l'évolution du projet (...) Le gouvernement du Québec a émis plusieurs préoccupations au sujet des retombées économiques, la sécurité du pipeline, la protection de l'environnement», a énoncé le porte-parole de TransCanada.

De plus, les deux hommes iront à la rencontre de quelque 83 municipalités et MRC destinées à voir passer sur leurs terres l'oléoduc Énergie Est de TransCanada.

«Il y a plusieurs municipalités qui ne sont pas satisfaites avec les informations que nous leur avons offertes, on doit faire plus», reconnaît Tim Duboyce.

L'entreprise se dit disposée à répondre aux questions entourant la protection de l'environnement, les sources d'eau potable, les plans d'urgence que TransCanada promet de préparer de concert avec les premiers répondants dans les municipalités ainsi que la taxation. L'entreprise prévoit dépenser plus de 10 millions $ par année en taxes municipales.

Pour un, le maire de Donnacona Jean-Claude Léveillée rencontrera les représentants de TransCanada la semaine prochaine. «J'ai communiqué avec eux parce que j'ai des questions au sujet de l'usine de pompage qui sera construite chez nous», a confié M. Léveillée qui n'est pas opposé au projet Énergie Est.

Des rencontres sont aussi prévues avec la Commission de protection du territoire agricole. «Ce sont des discussions qui portent sur des impacts potentiels sur les terres agricoles parce qu'une portion importante du trajet où on compte passer est constituée de terres agricoles. On est aussi en discussion avec l'Union des producteurs agricoles», a précisé M. Duboyce.

TransCanada ambitionne de transporter quotidiennement 1,1 million de barils de pétrole brut de l'Alberta et de la Saskatchewan sur 4500 kilomètres dont 625 kilomètres au Québec jusqu'au Nouveau-Brunswick.