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De nouveaux talents venus du Chili

Après Vicente Parraguirre, le Rouge et Or va de nouveau puiser des recrues en Amérique du Sud

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Macarena Rex Aguilera et Gabriel Araya Menares croquent à pleines dents dans leur nouvelle vie. Les deux athlètes d’origine chilienne forment un couple en dehors du terrain.

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L’expérience concluante avec le Chilien Vicente Parraguirre a motivé les équipes de volleyball du Rouge et Or de l’Université Laval à puiser de nouveau dans ce pays d’Amérique du Sud pour renforcer leurs rangs. Nouveau pays, nouvelle langue et nouvelle équipe, les deux trouvailles apprennent à la vitesse grand V depuis leur arrivée à Québec, il y a quelques semaines.

Courtisés par le Rouge et Or avec l’aide de l’entraîneur adjoint de l’équipe masculine Daniel Alejandro Cuzmar Grimalt, lui aussi d’origine chilienne, Gabriel Araya Menares et Macarena Rex Aguilera n’ont pas hésité une seconde à se lancer dans l’aventure.

«J’ai adoré mes trois premières semaines ici! Le fait d’habiter avec Vicente et Daniel a permis que l’adaptation se fasse plus facilement que je ne l’aurais pensé. Je suis content d’être avec l’équipe et j’aimerais rester ici l’an prochain», lance le centre de 20 ans.

«Au Chili, nous n’avons pas vraiment la chance de jouer toute l’année dans un haut niveau, alors qu’ici, c’est le cas. Je voulais aussi découvrir un nouveau pays, apprendre une nouvelle langue et, évidemment, jouer au volleyball!» renchérit sa compatriote.

Pour l’instant, leur usage du français se limite à quelques mots. Mais les deux assurent que l’apprentissage de la langue de Molière se fait sans trop de difficultés. Macarena est d’ailleurs constamment en pleine immersion puisqu’elle réside chez l’une de ses coéquipières, contrairement à Gabriel.

Parraguirre, le conseiller

Si Vicente Parraguirre a mis la puce à l’oreille de Cuzmar Grimalt à propos de son partenaire de l’équipe nationale, c’est la mère de l’attaquant de troisième année, une enseignante en éducation physique et entraîneuse au volleyball, qui a contribué à la venue de la passeuse de 18 ans. Sans le savoir, l’entraîneur chilien venait de permettre à ce jeune couple de déplacer leur amour en sol étranger. «Vivre l’expérience ensemble nous motive encore plus. On peut s’appuyer l’un sur l’autre», explique celle qui porte aussi les couleurs de son pays lors de compétitions internationales.

Adaptation sur le terrain

Quant à Gabriel, qui a décidé d’amorcer des études en biologie à l’Université Laval, il se soucie davantage de la cohésion à créer avec ses nouveaux coéquipiers que des défis au quotidien dans sa nouvelle vie.

«J’ai plus de préoccupations par rapport à la coordination avec mes coéquipiers sur le terrain que pour le reste. Ça va venir. Je commence aussi à comprendre de plus en plus le français», confie-t-il.

Sa copine, inscrite en sciences de la consommation, partage son avis. Ou presque. «Je veux démontrer ce que je sais faire. Mais j’avoue que l’hiver me fait un peu peur!»

Agréable surprise pour l’entraîneur

Olivier Caron n’avait aucune idée de la qualité de la joueuse chilienne qui allait tomber entre ses mains. Quelques semaines après que Macarena Rex Aguilera s’est greffée à son alignement, le pilote du Rouge et Or se réjouit de cette acquisition.

«J’avais vu quelques vidéos, mais je ne la connaissais pas du tout. Elle voulait jouer au volleyball, et les études sont importantes pour elle. Je n’avais pas d’attentes envers elle et je ne lui avais fait aucune promesse. Je ne m’attendais même pas à ce qu’elle joue des matchs!» avoue Caron au sujet de la joueuse de 5 pi 10 po.

C’est toutefois tout le contraire qui s’est produit depuis le début du calendrier préparatoire. Bien qu’il refuse de s’emballer trop vite, l’entraîneur Caron a été impressionné par le jeu de sa recrue.

«Elle a joué tous les matchs jusqu’ici comme substitut. Elle a beaucoup d’expérience, et ça aide. Elle a un bon rythme de jeu, ce qui lui permet de faire de belles choses sur le terrain. De plus, c’est une bonne joueuse d’équipe et elle a réussi à bien s’intégrer aux filles. Elle a un peu de lacunes en défensive et elle doit travailler son jeu en ligne de fond et son saut, mais elle va devenir une joueuse de volleyball!»

Joueur par excellence des deux dernières saisons sur la scène québécoise, Vicente Parraguirre a bien vendu son compatriote Gabriel Araya Menares à l’entraîneur-chef Pascal Clément et à l’adjoint Daniel Alejandro Cuzmar Grimalt, qui l’avait dirigé au Chili.

Bonne impression à Gatineau

Natif de Santiago (tout comme Parraguirre), le nouveau venu s’était notamment fait remarquer à la Coupe panaméricaine U21 disputée en juin 2015, où il avait été élu joueur le plus utile de la compétition. L’été dernier, le duo a participé à un tournoi de qualification olympique avec l’équipe chilienne sans parvenir à obtenir le billet convoité pour Rio.