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Anonymat imposé pour une conférence sur la radicalisation à Québec

Québec refuse de dévoiler les noms des participants

 Cet événement se déroulera au Centre des congrès de Québec du 30 octobre au 1er  novembre.
Photo d'archives Jean-François Desgagnés Cet événement se déroulera au Centre des congrès de Québec du 30 octobre au 1er  novembre.

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Invoquant des enjeux de sécurité, le gouvernement du Québec refuse de dévoiler les noms des participants à une conférence de l’UNESCO sur la radicalisation des jeunes. Cet événement se déroulera au Centre des congrès de Québec du 30 octobre au 1er novembre.

«À l’heure actuelle, compte tenu de la sensibilité des sujets abordés dans le cadre de la Conférence et pour des questions de sécurité, nous ne pouvons pas dévoiler la liste des participants», a répondu Pascal Ouellet, responsable des relations avec les médias au sein du Ministère des Relations internationales et de la Francophonie (MRIF).

UNESCO

Le «programme provisoire» de la conférence est bel et bien en ligne sur le site Internet du MRIF. Divers ateliers et séances sont prévus. Il s’agit notamment «d’Internet et radicalismes violents», de «témoignages de jeunes et de familles directement touchés par la radicalisation violente« ou encore de «la lutte et de la prévention contre la radicalisation».

Par contre, aucun nom d’expert ou d’intervenant ne figure sur le programme. «L’identité des conférenciers sera dévoilée dans les jours précédant l’événement», a ajouté M. Ouellet.

250 à 300 experts

En mai dernier, l’UNESCO et Québec ont fait savoir que 250 à 300 experts dialogueront sous le thème: «Internet et la radicalisation des jeunes: prévenir, agir et vivre ensemble». Le coût d’organisation de la rencontre est d’environ 800 000 $, dont 500 000 $ assumés par le gouvernement du Québec.

Interrogé il y a quelques mois sur le profil des participants, Indrajit Banerjee, directeur de division à l’UNESCO, a répondu que «ce sera un mélange. Il y aura des représentants des gouvernements, mais aussi des gens qui ont une expérience concrète en matière de radicalisation et de cybersécurité».

Au moment d’annoncer l’événement, Québec a insisté sur l’importance d’éviter toute stigmatisation, même si l’actualité récente a été fortement marquée par le terrorisme islamiste.

«Le terme “radicalisation” englobe tout. On ne veut pas non plus identifier ou montrer du doigt des gens ou des groupes en particulier», a signalé la ministre des Relations internationales, Christine St-Pierre.