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Conférence sur la radicalisation: Québec «crée une atmosphère de peur», regrette Françoise David

la porte-parole parlementaire de Québec Solidaire, Françoise David
Photo Simon Clark la porte-parole parlementaire de Québec Solidaire, Françoise David

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En refusant de rendre publics les noms des participants à une conférence sur la radicalisation, qui aura lieu à Québec dans trois semaines, le gouvernement du Québec «crée une atmosphère de peur», regrette Françoise David.

C’est ce que la porte-parole parlementaire à Québec Solidaire a mentionné en réaction à un article publié mardi dans Le Journal. Le gouvernement y invoquait des «questions de sécurité» pour justifier sa discrétion autour de cet événement.

«Je trouve ça complètement inapproprié et très étrange, a déploré Mme David. Ça fait un peu mentalité d’assiégés. On crée tout un mystère. On ne règle rien du tout. Ce qui me met très mal à l’aise, c’est comme si on venait de dire qu’on a peur devant certaines menaces.»

Selon la députée de Gouin, «si des personnes mal intentionnées ont l’intention de s’en prendre à ce colloque, tout le monde sait déjà que ce colloque existe, qu’il va se tenir à Québec et tout le monde a les dates. Ça ne prend pas les noms des conférenciers pour décider de faire quelque chose de mal (...) S’il y a des esprits malfaisants qui veulent faire quelque chose, ils sont déjà à l’œuvre».

«Un peu ridicule»

La députée solidaire soutient qu’elle aurait pu comprendre que les noms d’une ou deux personnes, particulièrement exposées ou menacées, ne soient connus qu’à la dernière minute. Par contre, elle trouve «un peu ridicule» que Québec impose, pour le moment, cet anonymat complet. «Au contraire, moi je les donnerais les noms et je dirais qu’au Québec, nous ne craignons pas d’organiser de tels d’événements. Bien sûr, il y aura des mesures de sécurité appropriées. Je ne suis quand même pas candide».

La Conférence de l’UNESCO sur la radicalisation aura lieu au Centre des congrès de Québec du 30 octobre au 1er novembre. «À l’heure actuelle, compte tenu de la sensibilité des sujets abordés dans le cadre de la Conférence et pour des questions de sécurité, nous ne pouvons pas dévoiler la liste des participants», a fait savoir Pascal Ouellet, responsable des relations avec les médias au sein du ministère des Relations internationales.

Le coût d’organisation de la rencontre est d’environ 800 000 $, dont 500 000 $ assumés par le gouvernement du Québec.