/sports/others
Navigation

Des épreuves de sprint à Québec en décembre 2019

La FIS devrait présenter une autre Coupe du monde devant le parlement

Si Alex Harvey poursuit sa carrière au-delà des Jeux olympiques de 2018, il pourrait vivre une dernière Coupe du monde à Québec en décembre 2019.
Photo d'archives Annie T Roussel Si Alex Harvey poursuit sa carrière au-delà des Jeux olympiques de 2018, il pourrait vivre une dernière Coupe du monde à Québec en décembre 2019.

Coup d'oeil sur cet article

Après avoir conquis la planète du ski de fond en 2012 et 2016, Québec recevra à nouveau les grands acteurs de la Coupe du monde avec au moins deux épreuves devant le parlement en décembre 2019.

La Fédération internationale de ski (FIS) a «gelé» les dates du 7 au 15 décembre de la saison 2019-2020 dans son calendrier à long terme. Cette large fenêtre propose une série de courses qui, avant d’aboutir à Québec les vendredi 14 et samedi 15 décembre, débuterait dans l’Ouest canadien et pourrait même faire un crochet aux États-Unis en milieu de semaine.

«Quand on a fermé les livres sur le Ski Tour au mois de mars dernier, c’était clair dans l’esprit de la FIS qu’elle allait un jour revenir à Québec. Ça devient plus facile de le faire en décembre 2019 en sachant que ce sera une saison sans jeux olympiques ni championnats du monde», explique le président de Gestev, Patrice Drouin, qui a assisté au congrès d’automne de la FIS à Zurich, la semaine dernière.

Le sprint, une valeur sûre

La répartition et le type d’épreuves feront l’objet de discussions entre la FIS, Ski de fond Canada (SFC) et peut-être la fédération nationale américaine le mois prochain. Le scénario retenu sera confirmé par la FIS en mai 2017, mais il est déjà convenu que Québec présentera au moins une course de sprint, autant chez les hommes que chez les femmes.

«On a vu le succès que Québec a connu avec le sprint en décembre 2012», rappelle Dave Dyer, directeur des événements à SFC, qui y verrait un équilibre logique en tenant des épreuves de distance dans l’ouest, possiblement à Canmore.

La percée aux États-Unis demeure tributaire de l’intérêt que témoignera la U.S. Ski and Snowboard Association (USSA). Si Gestev avait déjà tâté lors de démarches précédentes les marchés de New York et de Boston, où des épreuves en milieu urbain pourraient précéder l’étape de Québec, le nom de Minneapolis a cette fois circulé comme arrêt potentiel dans le programme en décembre 2019.

Le Ski Tour: c’est fini

Cette formule de la Coupe du monde semble dorénavant être priorisée par Gestev dans son créneau du ski de fond. Elle pourrait avoir mis à l’écart toute idée d’un Ski Tour comme celui présenté en mars dernier et qui avait servi de conclusion à la saison.

«On ne retournera pas dans ce genre de formule avec trois organisations différentes (Gatineau, Québec-Montréal et Canmore) plutôt qu’une seule, centralisée. L’événement a été bien reçu au niveau populaire, mais ça a rendu la FIS moins enthousiaste», rapporte Drouin.

Championnats mondiaux 2023: Québec réévaluera sa candidature

Un nouveau critère de la Fédération internationale de ski (FIS) force Québec à réévaluer son projet de candidature pour les championnats mondiaux de ski de fond qu’elle reluquait en 2023.

En obligeant la tenue des championnats mondiaux de ski nordique pour les juniors et les moins de 23 ans comme garantie à une candidature pour les mondiaux seniors, la FIS a découragé récemment le projet québécois d’attirer l’élite mondiale du ski de fond en février 2023.

«Cette décision nécessite maintenant une meilleure réflexion sur la faisabilité d’un tel projet», affirme le président de Gestev, Patrice Drouin, qui analysait les possibilités d’accueillir les mondiaux depuis le succès obtenu par le Ski Tour en mars dernier.

Une autre dérogation ?

Le succès populaire obtenu par le Ski Tour lors de son passage à Québec, les 4 et 5 mars, avait incité Gestev à explorer la tenue d’un événement plus marquant que celui qui a servi de finale de la saison de la Coupe du monde de ski de fond.

Ainsi avait germé l’idée des championnats mondiaux de ski nordique de 2023, pour lesquels les promoteurs de Québec avaient perçu une ouverture de la part de la FIS en imaginant deux sites de compétition, soit le ski de fond à Québec et le saut à ski et le combiné nordique là où un tremplin existe, soit à Calgary ou Whistler.

«Il n’est pas dit qu’on ne prendra pas une nouvelle tangente à l’avenir», nous avait confié la coordonnatrice des événements à la FIS, Sandra Spitz, dans la foulée d’une gestion raisonnable des coûts d’organisation.

Or, cette règle soudaine de la FIS amènerait Gestev à exiger une autre dérogation. «On s’intéressait aux championnats mondiaux (seniors) parce que c’est un événement qui a un grand intérêt télévisuel chez les Européens. Avec l’obligation de tenir les mondiaux juniors, il n’y a pas d’attrait télévisuel pour ça au Canada», estime Drouin.

Les championnats mondiaux pour juniors et moins de 23 ans se déroulent chaque année, alors que ceux s’adressant à Alex Harvey, Martin Jonhsrud Sundby et autres «canons» mondiaux se tiennent tous les deux ans. Lahti en Finlande accueillera les prochains en février 2017.

«Le dossier n’est pas mort, mais on verra s’il y a des solutions», conclut l’organisateur québécois.