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Chimères francophones

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Cette semaine, on a vu Régis Labeaume s’envoler vers le Sud dans une énième tentative d’unifier l’Amérique franco, imaginaire ou non. À l’étranger, les clowns nous font paniquer de manière déraisonnable, et au Sud, les dérapages de Trump amènent les médias à... déraper.

Voici mon top 3!

1- Régis Labeaume
Photo d'archives Daniel Mallard

La francophonie est une bien drôle de «bébitte».

Des dictateurs parasitaires et des présidents dits civilisés prennent du champagne et font semblant de faire semblant.

La Ville de Québec n’est pas en reste.

Régis Labeaume est parti cette semaine en Louisiane pour un congrès d’une patente nommée «Réseau des villes francophones et francophiles».

La farce sur laquelle les journalistes ont omis de s’interroger: les villes américaines de Lexington, Biloxi et Kansas City en sont membres!

Ça va?

On nous fait croire que la francophonie en sera revigorée alors qu’à 30 degrés en Louisiane, seuls les visages des élus en sortiront revitalisés.

Nous avons payé 13 500 $ pour qu’attaché de presse, conseillère et fonctionnaires accompagnent Régis dans ses mondanités.

Un voyage aussi utile qu’un trou dans une jambe, alors qu’ici même, nous produisons des analphabètes en série avec en main des diplômes de «boîte de Cracker Jack».

2 - Les maudits clowns
Photo d'archives AFP

J’ai lu tout comme vous cette semaine qu’on avait mis Ronald McDonald dans un enclos, question de calmer les nerveux qui ont peur des clowns.

Mais quelle est cette peur débridée des clowns?

Bien oui, dans les dernières semaines, des crétins à la face de clown ont brandi haches et couteaux...

Un comportement qui n’a RIEN à voir avec UN MASQUE, mais plutôt avec, soit un déséquilibre mental, soit de l’impertinence juvénile.

Faudrait savoir de prime abord que les clowns, ÇA N’EXISTE PAS. Comme les dragons. Ou les zombies, qui sont pourtant célébrés dans une tonne de films et de séries!

C’est Pantaloune qui doit être triste ces temps-ci. Déjà qu’elle avait perdu tous ces députés du NPD qui l’affectionnaient, elle doit maintenant lutter pour sa «survie»...

3 - Donald Trump
Photo d'archives AFP

Trump soulève les passions. Plusieurs de ses comportements le rendent peut-être non présidentiable. Certes, c’est un ours mal léché.

Et si tous les médias officiels consacraient la même énergie à fouiller dans les tiroirs de la Clinton Foundation...

Prenons notre gaz égal: cette campagne psychédélique achève.

Cet hiver, il serait souhaitable que les médias, surtout d’ici, prennent une pause devant un miroir.

Une multitude (la majorité) des journalistes (pas des chroniqueurs, des reporters dits neutres) ne se gênent même plus pour diffamer et insulter «l’insulteur».

Particulièrement au Québec, les vannes sont grandes ouvertes et on se vautre dans le bar ouvert de l’invective, à commettre même pire que ce qu’on dénonce!

Le commentateur de LCN, Luc Lavoie, a même allégué, EN ONDES, que Trump prenait de la coke parce qu’il reniflait!

La nature des idioties et inepties dénoncées ne nous procure pas des cartes gratuites pour commettre les mêmes péchés.

C’est confirmé: Trump a un pouvoir d’attraction: il traîne les médias et ses artisans vers le bas.

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