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La police de Québec enquête maintenant sur 10 plaintes d'intrusion de domicile à l'UL, dont certaines à teneur sexuelle

La police de Québec enquête maintenant sur 10 plaintes d'intrusion de domicile à l'UL, dont certaines à teneur sexuelle
Photo Pierre-Paul Biron

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Une dixième plainte pour intrusion de domicile a été déposée au Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) dans la journée de lundi dans le dossier des introductions qui ont mené à des agressions sexuelles aux résidences de l’Université Laval ce week-end.

Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) avait confirmé lundi matin enquêter sur neuf introductions dans des chambres des résidences de l'Université Laval, mais une autre plainte s’est ajoutée lundi. «Il reste maintenant à déterminer si des gestes à caractère sexuel ont été posés dans ce cas-ci ou s’il s’agit seulement d’une introduction dans la chambre», explique David Poitras, du SPVQ.

Les incidents seraient survenus dans la nuit de vendredi à samedi au pavillon Alphonse-Marie Parent. Un ou des individus auraient pénétré dans l'édifice avant d'entrer dans des chambres.

La police de Québec enquête maintenant sur 10 plaintes d'intrusion de domicile à l'UL, dont certaines à teneur sexuelle
Photo Pierre-Paul Biron

La direction réagit

La direction de l'Université a condamné les gestes commis lors d'un point de presse en matinée. «Nous sommes de tout coeur avec les victimes. Nous témoignons notre empathie aux victimes, nous sommes là pour elles. Nos ressources sont monopolisées pour elles», a souligné la porte-parole de l'établissement d'enseignement, Andrée-Anne Stewart.

Des avis par courriel avaient été envoyés au lendemain des incidents pour rappeler aux étudiants de verrouiller leur porte. Plusieurs des résidents rencontrés par Le Journal confiaient toutefois ne pas avoir pris connaissance de l'avis, apprenant plutôt la nouvelle par les médias.

La direction assure toutefois que la communication s'est faite efficacement. «Oui, ç'a été efficace. Nous avons une équipe de conseillers sur le terrain et sur les étages. Les résidents les connaissent et connaissent les ressources. Ce processus interne est rigoureux et les ressources d'aide sont vraiment disponibles pour nos étudiants», affirme Mme Stewart.

Les mesures de sécurité ont été resserrées à l'intérieur de toutes les résidences de l'Université depuis les incidents. Des agents de sécurité seront postés à l'entrée des bâtiments 24 heures sur 24 pour une période encore indéterminée.

Enquête en cours

Du côté du SPVQ, l’enquête se poursuit et la recherche de suspects aussi. «On est en train de valider les informations à savoir si ce sont des gestes isolés venant d'une personne ou si ça s'est fait de concert. On a neuf versions différentes, de neuf victimes différentes, dont certaines qui n'ont même pas vu la personne en raison de la noirceur. On doit donc colliger le plus d'informations possible», a précisé le porte-parole du SPVQ, Pierre Poirier.

Difficile aussi pour l'instant de préciser la nature des gestes sexuels qui ont été posés. «C'est l'ensemble des quatre cas (qui sont à connotation sexuelle). Ça va de l'attouchement à l'agression, mais nous sommes encore à valider des choses», explique M. Poirier.