/news/transports
Navigation

Uber, une solution face au trafic

Uber, une solution face au trafic
Photo d'archives

Coup d'oeil sur cet article

L’arrivée d’Uber aurait permis une «baisse significative» de la congestion dans près de 90 villes des États-Unis, révèle une étude de l’université d'État de l'Arizona.

«Uber a permis en moyenne de réduire de 0,19 % l’indice du temps de parcours. Les effets sur le trafic débutent environ un an après l’arrivée de la multinationale», résume Ziru Li, chercheure associée à l’université d'État de l'Arizona et coauteure de l’analyse intitulée «Impact des services d’auto partage sur la congestion, étude sur l’arrivée d’Uber», publiée le 14 septembre dernier.

De San Francisco, à New York en passant par San Antonio ou encore Honolulu, trois chercheurs de l’université d'Arizona ont passé en revue le trafic de 87 zones urbaines américaines sur une dizaine d’années, afin de comparer «l’avant et l’après Uber».

«En tout, Uber a permis une baisse significative de la congestion et des émissions de dioxyde de carbone, avec un total de près de 66 millions d’heures de trafic et 29, 5 millions de gallons d’essence économisés pour toutes les villes et leurs alentours», illustre la doctorante en système d’information.

Économies de temps et d’argent

Si pour les automobilistes, moins de trafic signifie moins de temps de transport et moins de frustration, cela implique aussi une diminution des couts, souligne Mme Li.

«Les couts annuels liés à la congestion comprenant les retards et la consommation d’essence ont baissé d’environ 1,2 % et l’indice de stress de 0,3 % dans les villes où Uber s’est établie», ajoute-t-elle.

Ainsi, bien que l’entreprise californienne ait souvent été contestée voir interdite dans certaines villes pour son modèle d’affaires, «ces résultats démontrent que les décideurs politiques devraient regarder les côtés positifs de l’économie de partage [...] et l’envisager comme une des solutions pour réduire la congestion», peut-on lire dans le document, cosigné par les chercheurs Yili Hong et Zhongju Zhang.

Moins de voitures, mieux utilisées

En plus de contrer l’auto solo, Uber permettrait même de transporter plus de passagers que dans un taxi traditionnel, 1,8 pour Uber contre 1,1 pour les taxis, un effet direct d’UberPool, confirme Mme Li, cette option qui permet de partager son trajet avec d'autres utilisateurs.

Autre aspect à ne pas négliger selon elle, les «chauffeurs partenaires» d’Uber passent moins de temps que les taxis à chercher des clients, réduisant ainsi la congestion et la production de gaz à effet de serre.

Souvent dénoncé comme abusif, la variation du prix en fonction de la demande inciterait les gens qui le peuvent à retarder leur trajet ou se tourner vers les transports en commun.

«Plusieurs études démontrent que plus l’auto partage augmente, plus les modes de transport non motorisés et publics sont utilisés», soulignent les auteurs de la recherche.

Économies annuelles réalisées après l’arrivée d’Uber*

  • New York-Newark NY-NJ-CT: 7 538 890 heures, 3 560 412 gallons d’essence, 176 millions de dollars
  • Phoenix-Mesa AZ: 1 847 592 heures, 900 936 gallons d’essence, 43 millions de dollars
  • San Francisco-Oakland, CA: 1 752 156 heures, 747 840 gallons d’essence, 37 millions de dollars

*Source : Étude sur «L’impact des services d’auto partage sur la congestion, étude sur l’arrivée d’Uber», de l’université d'État de l'Arizona

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.