/news/society
Navigation

Les hommes se font coquets à Lauberivière

Une coiffeuse se déplace bénévolement chaque mardi

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Aurélie Nerrou s’est inspirée d’un barbier de New York, qui propose les mêmes services gratuitement aux itinérants.

Coup d'oeil sur cet article

Les hommes se font coquets depuis une semaine à la Maison de Lauberivière, alors qu’une coiffeuse se déplace bénévolement chaque mardi afin de rafraîchir la coupe de cheveux des usagers tout à fait gracieusement.

Aurélie Nerrou est coiffeuse au salon M Coupe Beauté, dans le secteur de Sainte-Foy. Malgré que ses deux journées de congé hebdomadaire ne soient pas consécutives, soit le dimanche et le mardi, elle va, de façon bénévole, coiffer les hommes qui utilisent les services de l’organisme d’entraide chaque mardi après-midi.

Quebec
Photo Stevens LeBlanc

«C’est un barbier de New York qui m’a donné envie de le faire. Il va dehors, installe un kiosque et offre ses services aux itinérants», explique-t-elle. La jeune professionnelle a donc proposé ses services à l’organisme, qui a accepté avec enthousiasme.

Des hommes fiers

«C’est le fun pour eux, car ils veulent garder leur fierté, mais ils ne peuvent pas toujours se le permettre», indique Elsa Bouffard, intervenante à Lauberivière.

Quebec
Photo Stevens LeBlanc

Aurélie ne se contente pas que de couper les cheveux de ces hommes, elle les coiffe également et leur met de la pommade, le tout avec une finition digne des grands salons de coiffure.

Séance photo

Elle fait également une séance de photos avant et après. Les hommes n’hésitent pas à prendre la pause.

La coiffeuse estime que la vraie personnalité de ces gens n’est pas toujours perçue, parce qu’elle est camouflée par les difficultés et les épreuves de la vie. «On ne voit pas vraiment les gens tels qu’ils sont», explique-t-elle. Elle leur permet ainsi de montrer leur vrai visage.

Quebec
Photo Stevens LeBlanc

Il n’y a aucun doute qu’Aurélie sera fort occupée les mardis après-midi. Dans le couloir de la salle où elle se met à l’œuvre, une dizaine d’hommes attendent patiemment leur tour. «Si je faisais la journée complète, je la comblerais, lance-t-elle. Je vais continuer jusqu’à ce qu’ils ne veulent plus.» Si elle apporte du bonheur à Lauberivière, elle en reçoit également en retour. «Ça m’apporte beaucoup personnellement. Les gens sont gentils, ils sont reconnaissants et on rigole», lance-t-elle.