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Doux folk à l’état pur

Matt Holubowski a conquis un Impérial bondé, jeudi

Finaliste de La Voix en 2015, Matt Holubowski jouit d’une belle popularité en ce moment. Il s’est produit devant une salle comble, jeudi. «C’est un honneur fou d’être devant un Impérial plein à craquer», a-t-il dit. 
Photo Jean-François Desgagnés Finaliste de La Voix en 2015, Matt Holubowski jouit d’une belle popularité en ce moment. Il s’est produit devant une salle comble, jeudi. «C’est un honneur fou d’être devant un Impérial plein à craquer», a-t-il dit. 

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Matt Holubowski n’a peut-être pas gagné La Voix, ça n’empêche pas le public d’être tombé en amour avec lui, qui jouit d’un intérêt plus qu’enviable. C’est devant un Impérial à guichets fermés, jeudi, qu’il a présenté Solitudes, son 2e album, qui trône au sommet des palmarès depuis sa sortie.

On a souvent vu Matt Holubowski seul avec sa guitare, sa voix douce, en formule simpliste. Mais jeudi, avec quatre musiciens à ses côtés, sa musique a pris une autre dimension. Sa voix était puissante, ses chansons, magistrales, son folk, toujours envoûtant, planant, mais moins dépouillé qu’à l’habitude.

Matt Holuwbowski nous a invités à entrer dans notre bulle, pour former une bulle géante collective et nous laisser bercer au son de sa musique et de ses récits de voyage, qui ont inspiré Solitudes.

Quelques faibles faisceaux lumineux éclairaient la scène, le chanteur se trouvant même souvent dans le noir. À peine voyait-on les musiciens. Le but de cette atmosphère intime était définitivement de mettre sa musique sous les projecteurs plutôt que lui-même.

Une authenticité profonde

Avec une douce lumière sur lui, seul à la guitare, Matt Holubowski a entamé ce rendez-vous tout en douceur. Un violoncelle s’est ajouté, puis trois autres musiciens sont venus envelopper ce timbre de voix unique. Le ton était donné dès la 2e chanson: on allait avoir un concert folk à son meilleur.

Le premier droit était entièrement consacré au nouvel album, que le chanteur nous a offert en entier. À mi-parcours, exit les musiciens, on retrouve Matt Holubowski en solo, toujours dans l’ombre, pour Old Man, titre de son premier album, et Feuille d’argent et Feuille d’or, signée Pierre Lapointe. La foule était suspendue à ses lèvres.

Matt Holubowski a poursuivi avec quelques pièces de son premier album, racontant brièvement des histoires entre les chansons, nous jasant voyages, politique, et de comment il pouvait être sorti de sa zone de confort dans la dernière année.

Le magnifique concert a culminé au son de Burn, reprise de Ray Lamontagne. Il est jeune, n’en est à son 2e album, mais Matt Holubowski est déjà un grand, ça ne fait aucun doute.

Coco Méliès

Si vous aimez Matt Holubowski, il y a fort à parier que vous aimerez aussi le duo Coco Méliès, qui assurait la première partie. Puisant eux aussi dans un folk doux et enveloppant, Francesca Como (une voix chaude et puissante) et David Méliès ont partagé le micro, décontractés, drôles, souriants, pour présenter les pièces de leur premier album, Lighthouse.

Matt Holubowski sera en supplémentaire le 15 avril 2017 à l’Impérial.