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Allégations d'agression visant un député: pas d’expulsion sans condamnation, selon David

Hélène David
Photo Simon Clark Hélène David

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Un député libéral ne devrait pas être expulsé du caucus sans avoir été condamné en justice, estime Hélène David.

«Bien, écoutez, s'il était accusé et trouvé coupable d'agression sexuelle, d'abord, je pense qu'il ne serait plus député de toute façon. S'il était trouvé coupable, il serait... vous savez, c'est une infraction au Code criminel», a lancé la ministre de l’Enseignement supérieur jeudi lors d’un point de presse en fin de journée.

Elle a précisé par la suite que pour mériter l’expulsion, un député devrait être «reconnu coupable».

Rappelons que les députés libéraux ont été rencontrés par le Bureau du premier ministre en lien avec les déclarations d’une jeune femme qui affirme avoir été agressé sexuellement par un député du PLQ en 2014. Le SPVQ confirme qu'une enquête est en cours.

«J’ai demandé au whip du gouvernement, avec quelqu’un de mon cabinet, de faire des vérifications auprès de chacun des députés. C’est une situation délicate, les droits des gens sont respectés, mais je veux quand même aller plus loin», a affirmé le premier ministre à l’entrée du caucus de son parti.

Le Service de police de la Ville de Québec confirme d'ailleurs qu’une enquête est en cours.

«On va demander à chaque député s’ils connaissent la personne, s’ils ont fait l’objet de rencontre avec les forces policières, sans préjuger de la culpabilité», a-t-il ajouté.

Philippe Couillard affirme de son côté n’avoir jamais été mis au courant de comportements inappropriés de membres du caucus libéral. «Jamais», a-t-il lancé.

De son côté, le chef péquiste Jean-François Lisée met de la pression: il demande à Philippe Couillard d'exclure de son caucus le député qui fait l'objet d'une enquête s'il connaît son identité.