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Laurier-Dorion: des électeurs ont «honte»

C’est la consternation dans le comté de Laurier-Dorion

Vito Azzue (à gauche), propriétaire du Vito Café sur Villeray, et Greg Nobrega (à droite), électeur de Laurier-Dorion, ont jugé «honteux» le comportement allégué du député du comté montréalais.
Photo Emy-Jane Déry Vito Azzue (à gauche), propriétaire du Vito Café sur Villeray, et Greg Nobrega (à droite), électeur de Laurier-Dorion, ont jugé «honteux» le comportement allégué du député du comté montréalais.

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Les électeurs du comté de Gerry Sklavounos parlaient d’un grand sentiment de «honte» au lendemain du dévoilement d’allégations d’agression sexuelle envers leur député.

«Je suis grecque et dans la communauté, c’est la honte», a dit Marina Goutzourelas, qui avait pourtant donné son vote au libéral dans Laurier-Dorion.

«On va attendre de voir la suite des procédures, mais ce qui me dérange là-dedans, c’est quand les gens se permettent de juger la femme en disant qu’elle n’avait qu’à ne pas y retourner une deuxième fois, alors qu’on ne sait rien», a dit l’électrice de 44 ans.

« C’est honteux, pas juste pour le comté, mais pour la ville de montréal au complet » – Greg Nobrega - électeur de Laurier-Dorion

De son côté, Vito Azzue, propriétaire du Vito Café sur Villeray, situé à seulement un coin de rue du bureau de comté de Gerry Sklavounos, n’avait jamais entendu parler de lui avant les allégations. «Quand on entend ça, on fait juste “wow”, c’est honteux», a-t-il affirmé.

Greg Nobrega, 33 ans, avait donné sa confiance au député lors des dernières élections. «Quand on voit ça aux nouvelles, c’est honteux, pas juste pour le comté, mais pour la ville de Montréal au complet», a-t-il lancé.

Même s’il n’a rien à reprocher au député concernant son travail fait dans le secteur, la confiance n’est plus là.

«J’ai été surpris, comme tout le monde. Ce sont des rumeurs, mais tant qu’on ne saura pas s’il est vraiment coupable ou non, pour moi le lien de confiance est rompu», a dit M. Nobrega.

« Pas son type »

Une des bourses que remet annuellement la Fondation Hellénique de Bourses d’Études à des étudiants universitaires d’origine grecque est offerte au nom du «député de Laurier-Dorion Gerry Sklavounos».

Ce dernier a également été membre du conseil d’administration en 2007. La Fondation se réunira la semaine prochaine pour discuter de la situation.

Cependant, un de ses membres fondateurs, Michael Paidoussis, estime qu’il est trop tôt pour dissocier le député de la Fondation. «Ce n’est pas nécessaire de changer le nom de sa bourse et tout, attendons le verdict avant», a dit M. Paidoussis, qui n’a toutefois plus de pouvoir décisionnel au sein de l’organisation.

L’ingénieur et professeur à l’Université McGill connaît Gerry Sklavounos depuis près d’une dizaine d’années. «Ce n’est pas son type. Il est très impliqué au sein de la communauté grecque. Je l’ai souvent croisé dans le cadre de différentes activités et ce que j’ai observé, c’est que c’est un homme de famille fier», a ajouté M. Paidoussis.