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Plainte contre Sklavounos: Philippe Couillard ne savait pas

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Photo Simon Clark Philippe Couillard

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Philippe Couillard ignorait que le Parti québécois avait formulé une plainte à l’endroit de Gerry Sklavounos en 2013 parce qu’il avait un comportement inadéquat à l’endroit d’une employée politique.

«Pour une raison très simple : je n'étais pas là», a lancé le premier ministre vendredi lors d’une conférence de presse à Toronto. M. Couillard était alors chef du Parti libéral, mais n’était pas encore de retour à l’Assemblée nationale comme député.

«La première fois que j'ai entendu parler de M. Sklavounos et des événements, même reliés, c'est mercredi soir (lors des révélations faites par Alice Paquet) lorsqu'on parlait d'un membre de l'Assemblée nationale, le lendemain d'un membre du PLQ. On a rapidement agi», a-t-il affirmé en marge d’une conférence de presse conjointe avec la première ministre de l’Ontario.

Jeudi matin, alors que tous supputaient sur l’identité de l’agresseur présumé, M. Couillard avait déclaré n’avoir jamais été émis au courant de comportements inappropriés de membre du caucus du Parti libéral. «Non, non», avait-il lancé.

Au Parti québécois, on confirme pourtant qu’à l’automne 2013, le whip du Parti libéral Stéphane Billette avait été informé du comportement inapproprié de M. Sklavounos à l’endroit d’une employée politique. La jeune femme recevait constamment des commentaires de ce dernier dans les corridors de l’Assemblée nationale. La plainte a été reçue et le député a modifié sa conduite.

Questionné à savoir si M. Billette avait transmis cette information au chef du Parti libéral, le bureau du premier ministre rétorqué qu’aucun commentaire ne serait fait. Au bureau de M. Billette, on indique que «toutes interventions des député(e)s auprès des Whips de l'Aile parlementaire libérale sont privées et confidentielles». «Encore une fois, il n'y aura aucun commentaire puisqu'il y a enquête», a affirmée son attachée de presse Marie-Catherine Leduc.

Par ailleurs, selon Radio-Canada, une deuxième plainte a été formulée par une page de l’Assemblée nationale qui recevait des invitations répétées de M. Sklavounos.