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Condamnation populaire

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Une plaignante soutient avoir été agressée sexuellement par un député libéral et hop, sans procès aucun, ce dernier est crucifié sur-le-champ. Sans enquête, Gerry Sklavounos est bastonné sans vergogne dans la vindicte populaire qui crie à la «culture du viol». Une semaine intense où le recteur de l’Université Laval a obtenu un «F» pour sa gestion de crise. Voici mon top 3 de la semaine!

1. PRÉSUMÉ AGRESSEUR
Photo Simon Clark

En quelques heures, un raz-de-marée a soufflé la ville de Québec.

Aux poubelles les notions de preuves et de présomption d’innocence; aux yeux du public, le député Sklavounos est un agresseur aux mains longues.

À lui de s’innocenter!

Aussi ardu que de remettre la pâte à dent dans le tube...

Le cas Gomeshi devrait nous amener à une immense prudence, surtout en absence d’accusations formelles.

Mais qu’importe... trolls et assoiffés de vendettas virtuelles crient vengeance, ils ont leur PIÑATA à bastonner!

Les yeux doivent se tourner vers la police de Québec.

A-t-on vraiment TOUT fait pour mettre la plaignante en confiance?

Qu’a-t-on fait de ladite trousse médicolégale? Et de ses résultats?

Pourquoi n’avoir jamais rencontré Sklavounos?

Si la police conclut à l’insuffisance de preuve ou si la Couronne refuse de porter des accusations, criera-t-on au complot?

Ce dossier commande prudence et patience!

2. LA CULTURE ANTI-HOMMES
Photo Annie T Roussel

Des escouades de féministes radicales tentent d’instrumentaliser l’histoire des agressions de l’Université Laval pour mousser leurs agendas politiques.

«Culture du viol»? «Wô les filles!», comme l’écrivait Lise Ravary hier.

Constatons plutôt la culture de la dénonciation, et c’est très bien ainsi!

Quelle grossière généralisation... sexiste! Où sont les sanglants viols en série commis au quotidien par des hordes d’hommes dépravés sur les campus québécois?

Mettez de côté le mur-à-mur: l’immense majorité des hommes québécois n’ont pas à se laisser salir par ces extrémistes contestataires.

NOUS RESPECTONS nos mères, sœurs, épouses, amies. Et rappelons que plusieurs... garçons sont aussi agressés. Dans les scouts, le hockey mineur, dans des couvents.

Non, les femmes n’ont PAS le monopole des agressions au Québec!

EUX AUSSI COMPTENT!

3. UN NAVIRE SANS CAPITAINE
Photo Didier Desbusschère

Dans l’histoire des agressions sexuelles à l’Université Laval, le recteur de l’Université Laval Denis Brière a démontré un navrant manque d’empathie et une effroyable déconnexion.

Devant une foule criant à sa démission, mercredi soir, le dirigeant de l’institution de haut savoir a eu besoin de... cartons pour s’exprimer!

Alors qu’on s’attendait à de la force et du cœur.

Nous aurons eu malheureusement besoin de cette crise pour exposer de quel bois est vraiment faite cette caste de bureaucrates qui pullulent dans les salons à cocktails, loin des résidences et des cafétérias.

Tous les apparatchiks de Laval ont failli! La charité, ça ne s’enseigne pas au deuxième cycle...

Le plus navrant: l’incapacité gouvernementale à virer ce technocrate visiblement au bout de sa vie professionnelle utile.

À quoi sert une ministre si elle est incapable de licencier quelqu’un qui se vautre dans tant de médiocrité?