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Deux types de permis au lieu d’un à Québec?

Changements à venir pour les guides touristiques

Deux types de permis au lieu d’un à Québec?
Photo d'archives, Daniel Mallard

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La Ville de Québec a confirmé, lundi, que le permis actuel de guide touristique sera conservé. Elle envisage même la création d’un deuxième type de permis pour les entreprises qui souhaitent former leurs propres guides.

Après avoir annoncé l’abolition pure et simple du permis de guide touristique en début d’année en raison de la difficulté d’appliquer le règlement – une décision vivement contestée –, la Ville a complété son virage à 180 degrés lundi.

La conseillère Julie Lemieux a fait siennes les recommandations de la Chaire de recherche sur l’attractivité et l’innovation en tourisme de l’Université Laval, dévoilées en point de presse.

Ainsi donc, la Ville de Québec mettra sur pied une table de concertation – composée d’acteurs de l’industrie touristique – pour réfléchir aux modalités d’un futur règlement. En attendant, le statu quo prévaut. L’échéancier du 1er janvier 2017, pour l’entrée en vigueur d’une nouvelle réglementation, ne tient plus. «Il n’y a pas de mal à revenir en arrière dans des dossiers comme celui-là quand la solution préconisée ne fait pas consensus», a fait valoir Mme Lemieux. Les futurs changements seront adoptés au gré des recommandations de la table.

Pas de « solution magique »

Il n’y a pas de «solution magique», ont toutefois convenu la directrice scientifique de la Chaire de tourisme, Pascale Marcotte, et le directeur de l’Office du tourisme de Québec, André Roy, rappelant la difficulté, partout dans le monde, d’appliquer une réglementation pour contrôler la qualité des visites guidées.

Mme Lemieux, d’ailleurs, prône davantage la sensibilisation que la coercition, afin de ne pas nuire à l’image de la Vieille Capitale auprès des touristes.

L’Association des guides touristiques de Québec a salué l’ouverture de la Ville, mais elle s’inquiète toujours de l’absence de contrôle. Pierre Richard, du Collège Mérici – qui dispense la formation actuelle –, redoute quant à lui la création de «deux classes» de guides.