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La mosquée de Sept-Îles vandalisée

Le centre culturel musulman a été saccagé dans la nuit de lundi à mardi. La SQ enquête.
Photo courtoisie Le centre culturel musulman a été saccagé dans la nuit de lundi à mardi. La SQ enquête.

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SEPT-ÎLES | La mosquée de Sept-Îles a été vandalisée dans la nuit de lundi à mardi pour une deuxième fois avant même qu’elle soit officiellement ouverte.

«Peu importe les dommages. C’est mon cœur qui est touché», se désole Ben Rouinne, responsable du Centre.

Le centre musulman avait déjà subi une série de saccages sur les matériaux de construction au début du chantier en 2014. Malgré l’incompréhension de certaines personnes devant la construction d’une petite mosquée à Sept-Îles, Ben Rouinne garde une vision d’ouverture.

«Si c’est du racisme, c’est déplorable. Sinon, c’est quelqu’un qui a besoin d’aide. Moi je suis prêt à l’aider, à le rencontrer. Je suis Septilien et lui aussi. On doit s’entraider.»

Ouverture

L’ouverture du centre était prévue dans une semaine. La communauté musulmane de Sept-Îles regroupe entre 15 et 20 personnes.

«Nous venions de finir la peinture. Nous avons placé les meubles en fin de semaine. On peut encore tout arranger», affirme le responsable Ben Rouinne.

Un technicien en scène du crime et des enquêteurs de la Sûreté du Québec ont enquêté sur les lieux hier matin. Une vidéo de surveillance montre une personne de toute évidence en état d’ébriété. L’enquête porte sur une introduction par effraction et des méfaits. Les dommages sont évalués à environ 5000 $.

Cuisinier de métier, Ben Rouinne vit à Sept-Îles depuis plus de 30 ans et opère un service de traiteur. Le musulman sert même les repas traditionnels de la fête catholique de Noël au sous-sol de l’église.

Le maire de Sept-Îles, Réjean Porlier, a déjà proposé d’accueillir des familles syriennes dans sa ville. Il y croit encore.

«Monsieur Ben est une personne impliquée dans la communauté, souriante et accueillante. Les Septiliens le connaissent bien. Ce n’est pas une question de religion. Il y a malheureusement des préjugés qui perdurent dans la tête de quelques personnes. Ce n’est pas le reflet de la communauté septilienne. Il y a des extrémistes partout. Est-ce un geste extrémiste de vandaliser un centre musulman inoffensif», questionne le maire Porlier.