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«Il faut continuer la bataille»

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Le mouvement de dénonciation des comportements sexuels inacceptables prend de l’ampleur alors que des centaines de militantes ont marché dans les rues de Québec mercredi soir.

«Faut dénoncer, faut combattre. On est beaucoup, c’est génial, mais il faut continuer la bataille. Je souhaite bon courage à toutes les survivantes», a mentionné Alice Paquet, qui allègue avoir été agressée par le député indépendant Gerry Sklavounos. La jeune femme n’a pas voulu discuter de cette bombe lancée la semaine dernière.

À Québec, environ 500 personnes ont déambulé sur le boulevard Charest et sur la rue Saint-Joseph pour mettre fin à la culture du viol. Les hommes ont été invités à laisser les femmes prendre les devants. «C’est assez! Nous marchons ensemble, nous résistons ensemble», a résumé Élisabeth Germain, de la Fédération des femmes du Québec.

Ailleurs au Québec

Des rassemblements similaires ont également eu lieu à Montréal, Sherbrooke, Saguenay, Gatineau et Trois-Rivières.

«Nous sommes censés, les députés hommes et femmes, être des modèles d’intégrité, de justice, d’honnêteté. Il ne doit plus y avoir de culture du silence à l’Assemblée nationale», a affirmé Agnès Maltais.

Une justice efficace

Sa collègue péquiste, Véronique Hivon, souhaite pour sa part «transformer cette colère en action.»

«C’est pas normal qu’un animateur de radio à Québec soit encore en ondes après voir fait un discours haineux envers celles qui osent dénoncer le viol», a aussi lancé Camille Comeau.

La ministre de la Justice du Québec a livré un plaidoyer mettant en valeur le système judiciaire. «On a le privilège de vivre dans un État de droit. On a un système de justice qui est efficace. Il ne faut pas en douter. On a des procureurs qui sont spécialisés dans ce type d’intervention et la magistrature est sensibilisée», a expliqué Stéphanie Vallée.

La vice-première ministre a salué le mouvement de société qui se dessine actuellement. «Il y aura des actions concrètes du gouvernement. Il faut d’abord en parler», a ajouté Lise Thériault qui a répété qu’elle était féministe.

Enfin, Julie Tremblay de Viol-Secours souhaite un programme d’éducation à la sexualité dans lequel on mettrait l’accent sur le respect du consentement et l’égalité entre les sexes dans les relations.