/news/transports
Navigation

Troisième lien: «prématuré» de le situer à l’ouest selon Lessard

Troisième lien: «prématuré» de le situer à l’ouest selon Lessard
Photo Annie T Roussel

Coup d'oeil sur cet article

En attente de données sur la circulation plus à jour que celles présentées par le maire Labeaume, le ministre Laurent Lessard considère qu’il serait «prématuré» de conclure à la nécessité d’un nouveau lien Québec–Lévis à l’ouest plutôt qu’à l’est.

Invité à réagir aux données sur la circulation présentées par le maire de Québec, Régis Labeaume, le ministre des Transports a observé qu’il s’agit de chiffres provenant notamment de la dernière enquête origine-destination réalisée en 2011.

Le ministre Lessard a donc demandé à ses fonctionnaires d’établir un portrait plus actuel en relevant des données à partir des caméras de circulation dans le secteur des ponts.

«Je vais avoir les données la semaine prochaine», a fait savoir Laurent Lessard, qui entend rendre l’information publique après l’avoir partagé avec les maires de Québec et Lévis lors de la prochaine rencontre du comité inter-rives sur le transport, en novembre.

«On aura des chiffres bien documentés», a fait valoir M. Lessard, qui considère qu’il faut «arrêter de dire n’importe quoi» à propos d’un éventuel nouveau lien entre les deux rives.

Le «cinquième lien»

Exit le «troisième lien», le ministre des Transports préfère maintenant parler d’un éventuel «cinquième lien» entre Québec et Lévis.

N’en déplaise à ceux qui ont apposé sur leur voiture l’autocollant «3e lien» lancé par RadioX le mois dernier, le ministre Lessard ne veut plus parler de «troisième» mais plutôt de «cinquième lien».

Trois ans après l’idée lancée par la Chambre de commerce de Lévis, moussée d’abord par la Coalition avenir Québec puis le Parti libéral du Québec, qui en ont tous deux fait l'objet d'un engagement électoral, Laurent Lessard veut changer de thème.

«On va changer, à partir d’aujourd’hui, de thématique, a signalé M. Lessard. Ça ne sera plus le troisième lien : on parle du cinquième lien. Si je sais compter, deux ponts, un traversier puis un Service rapide par bus, ça fait quatre (liens). Donc là on cherche le cinquième.»

Le ministre responsable de la Capitale-Nationale, François Blais, n’a pas souhaité réagir à la présentation du maire Labeaume. Idem pour la Coalition avenir Québec, qui fait pourtant grand bruit avec le troisième lien depuis des années.

La députée péquiste, Agnès Maltais, en a profité pour déplorer une fois plus le manque de vision des libéraux en matière de transport. «Heureusement que le maire Labeaume a pris le leadership, a dit Mme Maltais. [...] Si on n’a pas de transport collectif, jamais on ne règlera le problème de congestion. Les gens en ont assez d’être pris dans le trafic.»

Ce qu’ils ont dit...

  • «On est contents de voir que pratiquement tous les paliers politiques, maintenant, parlent d’une même voix sur la nécessité d’avoir un troisième lien. Quant à l’endroit précis, la décision appartiendra au provincial. Non sans rappeler qu’on ne sait toujours pas s’il y a un ministre pour la région de Québec au fédéral.»

- Gérard Deltell, député fédéral conservateur de Louis-Saint-Laurent

  • «Jamais un troisième lien comme il avait été présenté jusqu’ici ne pourrait régler le problème de congestion que les gens de Québec nous demandent tellement de régler. Le problème c’est le manque de transport en commun. Ça démontre que la CAQ appuyait un mauvais projet qui couterait une fortune.»

- Agnès Maltais, porte-parole du PQ pour la Capitale-Nationale

  • «J’habite justement à l’ouest est l’accès vers les ponts est beaucoup plus facile quand tu arrives de l’ouest que de l’est. [...] Toutes les agglomérations urbaines ont un réseau bouclé et à cet égard le bouclage par l’est m’apparait évident.»

- Steven Blaney, député conservateur de Bellechasse—Les Etchemins—Lévis et candidat à la chefferie du Parti conservateur du Canada