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Plaidoyer pour une économie de propriétaires

Charles Sirois
Photo d'archives, Agence QMI Charles Sirois, président du c.a. de la Fondation de l’entrepreneurship.

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Les Québécois ont de plus en plus le goût de se lancer en affaires. Charles Sirois croit que les choses évoluent dans le bon sens au Québec pour devenir une économie de propriétaires.

À titre de président du c.a. de la Fondation de l’entrepreneurship, comment percevez-vous l’intérêt grandissant des Québécois à devenir entrepreneurs ?

Ça va beaucoup mieux. En 2009, seulement 7 % des Québécois avaient l’intention de se lancer. En 2016, c’est trois fois plus, avec 21 %. On vient de loin. Et, depuis quelques années, on a fait des pas de géant. On a de plus en plus de jeunes et de moins jeunes qui s’intéressent à l’entrepreneurship. On constate que de nombreuses personnes au Québec ont le goût de plonger.

Vous misez beaucoup sur le mentorat entre entrepreneurs, notamment avec le réseau M. Pourquoi ?

Avec le mentorat, on réduit énormément les risques de mortalité des entreprises. Je crois au partage de l’expérience. Lorsque l’on démarre son entreprise, les cinq premières années sont les plus risquées. Actuellement, 50 % des entreprises n’existent plus cinq ans après leur création. On pense que l’on peut améliorer ce taux de survie. Avoir accès à un mentor permet à un jeune entrepreneur d’éviter des pièges et des erreurs d’inexpérience qui peuvent lui être fatals.

Comment voyez-vous le prochain transfert générationnel d’entreprises au Québec ?

Au cours des prochaines années, on devrait assister à un nombre important de transferts d’entreprises. [NDLR: Certains analystes parlent de 100 000 transferts.] Beaucoup d’entreprises vont changer de mains. Il y aura de très belles opportunités au Québec. Ça va prendre beaucoup d’entrepreneurs pour relever ces défis. Vous savez, se partir en affaires, ce n’est pas seulement la réalité d’entrepreneurs en nouvelles technologies. Il n’y a pas que des applications d’Uber dans la vie. Il y a aussi des propriétaires de dépanneurs et de salons de coiffure. Alain Bouchard a débuté avec un dépanneur et, aujourd’hui, il est devenu une référence mondiale dans cette industrie tout en générant des milliards de dollars de revenus.