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Basketball du Rouge et Or: un duo français qui embrasse Québec

Françaises rouge et or
Photo Roby St-Gelais À 6 pi et 6 pi 4 po, Oulématou Sy et Mathilde Geisser ne passent pas inaperçues sur un terrain de basketball.

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Motivées par l’idée de s’exiler en terre étrangère pour donner un nouvel élan à leur carrière d’athlète, les deux joueuses françaises de l’équipe de basketball du Rouge et Or de l’Université Laval n’ont pas mis de temps à s’approprier leur ville d’adoption.

Oulématou Sy (division 2) et Mathilde Geisser (division 1), âgées chacune de 22 ans, évoluaient dans la Ligue nationale de basket, en France un, avant de porter les couleurs du Rouge et Or. Ironiquement, elles ne se doutaient pas qu’elles partageraient leur aventure québécoise avec une compatriote! «Non, on n’en avait aucune idée!» avouent-elles en entrevue.

Échanges avec Linda Marquis

C’est par l’entremise de l’ancienne entraîneuse Linda Marquis que Sy a établi ses premiers contacts avec le Rouge et Or, il y a deux ans. À l’époque, un programme d’échange existait entre l’Université Laval et l’école qu’elle fréquentait. Le programme ayant été abandonné, la venue de la Parisienne a été retardée d’un an. Et il n’était pas question qu’elle aille ailleurs qu’au Québec.

«Je fais du droit et je savais qu’il aurait fallu que je me mette à niveau pendant un an pour apprendre tout le vocabulaire juridique en anglais. Ça n’allait pas être simple! Et je ne voulais pas perdre une année. Certes, il y a la culture française [ici], mais on est quand même dans une ville nord-américaine!» a lancé la joueuse née d’un père franco-malien et d’une mère sénégalo-malienne.

Pour Mathilde Geisser, imposante centre de 6 pi 4 po, Laval a aussi été un choix naturel. «J’avais comme projet à la fin de mes études d’aller jouer à l’étranger, et c’était soit les États-Unis, soit le Canada. J’ai contacté Guillaume [Giroux, l’entraîneur] vers le mois de janvier, mais rien n’était sûr en raison de tous les papiers à remplir. Finalement, ça s’est concrétisé au mois d’août, et je suis tout de suite venue ici.»

Jeu plus physique

Dès leur arrivée, les deux filles ont rapidement constaté que le style de jeu différait de celui pratiqué dans l’Hexagone. «Ce qui change énormément, c’est le physique. En France, nous sommes beaucoup plus techniques et nous ne travaillons pas vraiment notre physique», a observé Sy.

«Les filles, qui sont grandes ici, sont plus polyvalentes. Je peux jouer contre une fille qui fait ma taille et qui peut tirer et se diriger au panier, alors qu’en France, ce n’est pas ce que je faisais. Ça demande un temps d’adaptation», a renchéri sa coéquipière.

Si la culture québécoise les ravit, l’hiver qui cogne à nos portes les fait déjà trembler.

«On appréhende beaucoup le froid. Je pense qu’on n’est vraiment pas prêtes. Pour le moment, c’est ma plus grande inquiétude!» a avoué en riant la joueuse aux origines africaines.