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Lévis s’interroge sur l’emplacement d’un éventuel troisième lien

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À l’est ou à l’ouest? L’emplacement d’un éventuel troisième lien sera au cœur du mandat que Lévis confiera incessamment à une entreprise spécialisée, a appris Le Journal.

Le Journal a mis la main sur l’appel d’offres sur invitations dans lequel Lévis et la Table de concertation des élus municipaux de la Chaudière-Appalaches (TREMCA) décrivent le mandat qui sera accordé le 14 novembre à une des cinq firmes de génie-conseil présélectionnées.

La compagnie, qui doit soumissionner d’ici le 10 novembre, livrera ses conclusions au cours de la deuxième moitié de janvier 2017. Le budget pour la réalisation de cette analyse est de 90 000 $.

«L’étude devra aussi identifier la localisation préférentielle d’un tel lien inter-rives», lit-on dans l’appel d’offres. Les critères à prendre en considération sont: les potentiels de développement, la hiérarchisation du réseau routier en place, dont l’autoroute 73, les zones encore disponibles et propices au développement, de même que les contraintes géographiques observées à cet écart.

Tunnel ou pont

La firme choisie sera invitée à réaliser «l’évaluation coûts/bénéfices de l’aménagement d’un 3e lien routier et des retombées économiques potentielles». Ce lien, qui pourrait être un tunnel ou un pont, serait situé soit dans «la partie ouest du territoire de Lévis à proximité des ponts actuels» ou dans «la partie est (intérêt éventuel d’un bouclage métropolitain du réseau routier supérieur», explique-t-on.

Dans les deux scénarios, «l’impact sur la fluidité de la circulation sur l’autoroute 73 et l’autoroute 20 devra être considéré».

Trois volets

Détaillé sur cinq pages, le mandat n’indique aucune préférence pour l’emplacement du futur lien. Pourtant, le maire Gilles Lehouillier a déjà convenu que l’option à l’est serait, pour le moment, la seule «techniquement réalisable» selon l’étude du professeur Bruno Massicotte.

L’étude comprend trois volets: les impacts économiques en Chaudière-Appalaches, les impacts socioéconomiques à Lévis et les avantages pour l’Est du Québec, le Saguenay–Lac-Saint-Jean et la Côte-Nord de même que les provinces maritimes. Il s’agit pour Lévis et pour la TREMCA de mesurer les inconvénients de la congestion routière sur l’économie régionale et même nationale.

«Sans interventions significatives à court terme sur le réseau routier, la situation continuera de se détériorer au cours des prochaines années en raison de la croissance économique et du développement résidentiel, commercial et industriel que celle-ci engendre», prévient-on.

Le trafic en bref

  • Entre 2010 et 2016, la circulation de transit sur l’autoroute 20 a crû de 33 % en provenance de l’est de 42 % en provenance de l’ouest.
  • Lévis a un potentiel de construction de plus de 22 000 logements au cours des prochaines années.
  • La population lévisienne a augmenté de 6,7 % entre 2006 et 2011.
  • C’est plus que la moyenne québécoise (+4,7 %) ou canadienne (+5,9 %).

Source: l’appel d’offres de la Ville de Lévis