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Khadir soupçonne la police de protéger le pouvoir politique

Amir Khadir
Photo Simon Clark Amir Khadir

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La police protège le pouvoir politique et le pouvoir politique protège la police, croit le député Amir Khadir.

Les révélations contenues dans le reportage de Radio-Canada entourant des liens entre des donateurs du Parti libéral et la Société immobilière du Québec sont le signe que des enquêteurs coulent des informations sensibles aux journalistes parce que les résultats de leurs enquêtes sont étouffés dans les officines policières, a soutenu Amir Khadir, jeudi matin, à l'occasion d'un point de presse.

«Ça révèle la profondeur du mal qui ronge le Parti libéral et qui touche le premier ministre Philippe Couillard lui-même. On se demande après, pourquoi le gouvernement protège la direction de la Sûreté du Québec et pourquoi le maire de Montréal continue à protéger le Service de police de la Ville de Montréal (...) Malheureusement, les corps policiers du Québec semblent protéger le pouvoir et en retour le pouvoir semble les protéger», a dit Amir Khadir.

Le chef de la Coalition avenir Québec François Legault a repris l'affirmation du député de Mercier. «On a une police qui est de plus en plus politique (...) La police n'a pas à être au service du gouvernement», a soutenu M. Legault.

Le chef de la CAQ s'est montré insatisfait du travail de l'Unité permanente anticorruption (UPAC). «Je questionne le travail de l'UPAC. On n'est pas allés au bout des problèmes au provincial à la commission Charbonneau. Comment ça se fait qu'autant d'enquêtes n'aboutissent pas? On attend-tu (sic) le 1er octobre 2018 (fin du mandat du gouvernement)?», a demandé François Legault.

La CAQ et Québec solidaire demandent que les directions de la Sûreté du Québec et de l'UPAC soient nommées, non pas sur décisions du gouvernement, mais par un vote aux deux tiers des députés siégeant à l'Assemblée nationale. Une motion à cet effet déposée au Salon bleu par la CAQ, avec l'appui du PQ et de Québec solidaire, a été rejetée par le gouvernement.