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Le serpent tueur provenait de Faune Canada

Le python avait été saisi neuf ans avant qu’il tue deux enfants puis donné au proprio d’une animalerie

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CAMPBELLTON | Le python qui a tué deux enfants pendant qu’ils dormaient en 2013 avait été confié à son propriétaire par le Service canadien de la faune même si ce type d’animal est interdit au Nouveau-Brunswick.

En 2002, le python de Séba, un type de serpent décrit comme agressif, bien que non venimeux, a été saisi par le Service canadien de la faune à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.

À cette époque, la politique de l’Agence fédérale était de trouver un refuge pour les animaux qu’elle saisissait. L’euthanasie des bêtes n’était envisagée qu’en ultime recours.

Le Service canadien de la faune a alors pris contact avec Jean-Claude Savoie, propriétaire de l’animalerie Reptile Ocean, à Campbellton, afin de savoir s’il était en mesure de s’occuper du serpent, qui atteignait 3,7 mètres (12 pieds) lors des événements de 2013.

M. Savoie a accepté d’aider le gouvernement fédéral en prenant l’animal chez lui, un service pour lequel il n’a pas été rémunéré.

En août 2013, alors que Noah, 4 ans, et Connor Barthe, 6 ans, dormaient dans le salon de Jean-Claude Savoie, le python a réussi à s’échapper de son vivarium. L’animal s’est enfui en empruntant une bouche d’aération dans l’enclos. Quelques instants plus tard, le plafond de la pièce où dormaient les frères Barthe s’est effondré. Le python a étouffé et mordu les enfants à plusieurs reprises.

Bon avec les serpents

Jean-Claude Savoie risque aujourd’hui la prison en raison des accusations pour négligence criminelle qui pèsent contre lui.

Plus tôt cette semaine, le coordonnateur du zoo de Moncton, Bernard Gallant, a déclaré avoir visité l’animalerie de Jean-Claude Savoie à de nombreuses reprises.

Lorsque le Service canadien de la faune a saisi le python de Séba en 2002, l’Agence fédérale a pris contact avec Bernard Gallant afin de savoir si le zoo accepterait de le prendre en charge. Faute d’espace, il leur a dit de communiquer avec Jean-Claude Savoie.

Ce dernier, a-t-il témoigné, était bon avec les serpents et disposait des connaissances et de l’infrastructure nécessaires pour s’occuper d’une bête aussi imposante.

Vendredi, après un huis clos de plusieurs heures, le juge Frederick Ferguson a expliqué que la Cour avait décidé de renvoyer, avec l’accord des avocats des deux parties, l’une des membres du jury.

Les motifs du renvoi et l’ensemble des discussions de la matinée demeureront confidentiels jusqu’aux délibérations du jury.