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L’épisode final

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Clinton-Trump, c’est un cirque. Un festival d’insultes et de scandales, en format série télé. Fric, sexe, pouvoir, en direct et en vrai. Et comme une série télé, on attend impatiemment l’épisode final mardi soir. Un dénouement qui surprendra, quel qu’il soit! Et sans le connaître, supposons, sans trop se tromper, qu’il y aura une suite... Voici mon top 3 de cette folle campagne!

1. MÉDIAS PARTISANS
AFP

Jamais les médias n’auront été aussi impliqués dans une campagne. Ils ont outrepassé leur rôle et sont devenus des acteurs. Une horde de reporters ont carrément pris part aux engagements, se salissant les mains pour un camp ou pour un autre.

Bousculés par la souplesse des médias sociaux, l’agilité des nouvelles plateformes et la rapidité fulgurante de la nouvelle, les médias traditionnels ont opté pour l’agressivité partisane afin de se démarquer. Trouver LA bombe qui provoquera LA blessure fatale. LE scandale, LA vidéo controversée.

D’un côté, Fox News avec ses entrevues hebdomadaires avec Trump. Et de l’autre, le New York Times en tête avec CNN et des régiments de journalistes dont l’unique mission était de pulvériser Trump.

En cette fin de course, force est de constater que ces derniers auront échoué! Car Trump trône encore, téflon. Ses supporters auront fait à leur tête.

2. TRUMP L’UNIQUE
Photo AFP

Détrompez-vous, la force de Donald Trump n’est PAS la victoire de l’insulte. La force de Trump, c’est la ligne de démarcation du dégoût populaire envers la classe dominante. Un sévère diagnostic pour les beaux parleurs.

Quoi qu’on en dise, Trump a brisé la cassette de la rectitude et des beaux discours pondus par des firmes de communication.

Simpliste? Sûrement. Grossier? Assurément. Mais quel défoulement pour un Américain moyen qui a la nausée.

Un Américain moyen qui n'est pas si différent du Québécois moyen, en passant. Il se sent floué, oublié, cocufié. Un pion dans un grand jeu d’intérêts où il n’est que commode figurant. On lui fait de beaux sourires aux quatre ans, on le taxe, on l’endette. Trump, pour eux, c’est un magistral doigt d’honneur.

Mardi, ils se feront plaisir. Et ils auront le droit!

3. CLINTON L’ÉCLOPÉE
Photo AFP

Hillary Clinton n’a jamais été vraiment aimée ni appréciée. Jamais eu de Clinton-manie. Bien qu’elle puisse devenir la première Présidente des États-Unis, sa prétention et son charisme de religieuse défroquée l’ont amenée aux bords de l’abysse cet été.

Elle a failli perdre aux mains du «Papy des Carrés rouges», Bernie Sanders. La gauche pur jus est incapable de la sentir.

Devant les dérapes de Trump, une candidate plus attachante et... plus propre aurait mieux performé. Car la «propreté» est le terme clé ici. Les mensonges et intrigues de palais ont miné sa campagne.

Des enquêtes sérieuses ont déterré un troublant trafic d’influence au sein de la Fondation Clinton. Et les Wikileaks ont exposé la manipulation crasse dont elle est capable.

Le patron du FBI aura eu raison d’annoncer la reprise de son enquête à son endroit. Un jour ou l’autre, la Vérité sur sa probité devra prévaloir, quelle qu’elle soit.