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Les manufacturiers en manque de travailleurs étrangers

Bloc champ tracteur ferme
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Après les fermes, les manufactures sont à leur tour en pénurie de main-d’œuvre dans la région de Québec et de Chaudière-Appalaches. La solution: recruter davantage de travailleurs étrangers non qualifiés.

Pour ce faire, les organismes FERME (Fondation des entreprises en recrutement de main-d’œuvre agricole étrangère) et Québec International regroupent leurs forces et signent une entente de collaboration.

«Les manufactures arrivaient à combler leurs besoins, mais plus maintenant», a dit Denis Hamel, directeur général de FERME, qui installe un point de service dans la capitale. «Ce qui est nouveau, c’est le manque de travailleurs non spécialisés, par exemple les tireurs de métaux, de pierre, ou ceux qui ont des emplois mécanisables.»

À ces besoins s’ajoutent aussi ceux en travailleurs qualifiés, dans les secteurs agricoles et manufacturiers, comme des agronomes, des spécialistes en irrigation ou en drainage, des soudeurs, etc.

Combler un vide

FERME est spécialisé dans le recrutement de travailleurs non qualifiés du secteur agricole, et Québec International, dans la main-d’œuvre qualifiée. Il y avait donc un vide, a souligné Denis Hamel, du côté des travailleurs non qualifiés, mais pas nécessairement agricoles. D’où l’entente de collaboration. «Nos vocations sont complémentaires, a-t-il ajouté, et ça nous permet à tous deux d’élargir notre créneau d’activités.»

Dans la grande région de Québec et celle de Chaudière-Appalaches, le taux de chômage se situe autour de 4 %. «C’est presque du plein emploi», a dit M. Hamel.

Plusieurs entreprises sont freinées dans leur expansion en raison de la pénurie de main-d’œuvre. Celles éloignées des centres urbains le vivent encore plus durement. «La main-d’œuvre québécoise est de plus en plus scolarisée. On a aussi beaucoup dénigré les métiers manuels.»