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Commission scolaire de la Capitale: abolition des examens d’admission au secondaire

Commission scolaire de la Capitale: abolition des examens d’admission au secondaire
Photo Le Journal de Québec, Didier Debusschère

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Pour éviter une bonne dose de stress chez leurs futurs élèves, la Commission scolaire de la Capitale a décidé cette année d’aller à contre-courant en abolissant les examens d’admission pour ceux qui veulent s’inscrire à un programme particulier au secondaire.

Cet automne, environ 1000 jeunes de la région de Québec ont entrepris le processus de sélection permettant d’être admis dans des programmes sélectifs offerts par cette commission scolaire, comme le programme d’éducation internationale (PEI), de sports-arts-études ou encore de technologies de l’information et des communications (TIC).

Contre-performance

Mais contrairement aux autres années, ces élèves n’auront pas à passer un examen d’admission de trois heures, qui causaient des maux de tête à plusieurs.

La pression et le stress rattachés à l’examen «amenaient parfois des élèves à avoir une contre-performance» qui ne reflète pas bien leur potentiel, explique Marie-Élaine Dion, porte-parole de la commission scolaire.

À partir de cet automne, la sélection des élèves se fera plutôt à partir des bulletins et des relevés de comportement contenus dans le dossier de l’élève, en cinquième et sixième année.

«Il nous apparaissait plus équitable et plus juste d’utiliser des outils de mesure basés sur le vécu de l’élève plutôt que de le confronter à une situation assez anxiogène», précise Mme Dion.

Une décision saluée par la fondatrice de S.O.S. Prof, une entreprise qui offre des services de tutorat et de préparation aux examens d’admission un peu partout au Québec.

«Les examens d’admission, je trouve ça très discriminatoire, affirme Chantale Alvaer. Ces examens procurent beaucoup d’anxiété aux élèves, qui ne peuvent faire leur examen à leur plein potentiel à cause de cette pression-là.»

Mme Alvaer, qui est enseignante, sait de quoi elle parle puisque sa propre fille a échoué à l’un de ces examens d’entrée, même si elle est «une première de classe».

Forte pression

La pression est forte parce qu’elle vient des parents, mais aussi des jeunes eux-mêmes, ajoute-t-elle. «L’élève qui va au régulier, c’est perçu comme un échec. Même entre les pairs, il y a une pression.»

Certains parents vont même jusqu’à payer des cours privés un an d’avance, dès la cinquième année, pour que leur enfant réussisse l’examen d’entrée au secondaire, raconte-t-elle.

«Il reste à espérer que d’autres commissions scolaires emboîtent le pas», laisse tomber Mme Alvaer.

Dans les autres commissions scolaires de la région de Québec, des examens d’admission se déroulent depuis la fin octobre, et ce, jusqu’à la fin novembre.