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Et si?

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Cette semaine, les électeurs américains ont choisi un nouveau président. Ne vous en déplaise, c’est Trump. N’en fallait pas plus ici pour qu’une panique frappe le Québec; même le maire de Québec s’en est mêlé! Voici mon top 3 de la semaine.

1. PAS VRAIMENT LE DÉMON

Photo AFP

Trump a été élu. Et un vent d’hystérie a frappé une partie de la presse d’ici. Qui, dans la salle, a pris le temps de lire son programme? D’en expliquer les grandes lignes, comme un reporter est pourtant payé pour le faire?

Dans ses 100 premiers jours, Trump veut notamment baisser les taxes, encadrer le lobbying, limiter les termes des congressistes, donner plus de liberté aux parents pour choisir entre l’école privée ou publique et créer un réseau de garderies abordables. Pas nécessairement le programme de Belzébuth. Attendons au moins l’assermentation!

Et si, dans la réouverture de l’entente de libre-échange, on y trouvait notre compte? Et si le feu vert qu’il donnerait au projet Keystone stimulait l’économie albertaine, pour en engraisser les paiements de transferts, l’obsession du gouvernement Couillard ces jours-ci?

Prudence. Car Trump pourrait – ENCORE – surprendre!

2. BIEN-PENSANTS CONFONDUS

Photo AFP

À force de se côtoyer, de rêver tout haut, la chorale de la gauche caviar s’est convaincue elle-même que son rêve deviendrait réalité. Clinton à la Maison-Blanche, c’était le Destin!

Sous une cloche de verre, sondeurs, experts et autres moralisateurs ont travaillé fort à «bâtir» la présidente Clinton.

Occupés à régurgiter les lignes de presse démocrates, les bien-pensants urbains ont carrément délaissé les victimes de la désindustrialisation, les «ruraux» et les familles égorgées par Obamacare.

Ils n’ont jamais entendu le son des plaques tectoniques qui s’entrechoquaient. Préférant diaboliser grossièrement les supporters de Trump. Ces derniers, complexés face aux quolibets de la presse dominante, auront ravalé pendant des mois, jusqu’au jour du Grand Défoulement, dans l’isoloir.

3. GRANDES GUEULES MUNICIPALES

Photo DIDIER DEBUSSCHERE

En jouant encore une fois aux «Kids Kodak» cette semaine, cette fois sur l’élection américaine, Régis Labeaume et Denis Coderre ont fait preuve de petitesse.

Et en lançant avec flagornerie: «Il ne faut pas que Trump passe», Labeaume est devenu, encore, une caricature de lui-même.

Quel est l’intérêt de ridiculiser le nouveau président d’un pays où, aux dernières nouvelles, notre propre Office du tourisme investit 2,2 M$ pour attirer du monde chez nous? Cette année, il y a eu 8 % de plus d’Américains dans nos restos et nos hôtels. Pas rien, ça!

53 % des femmes blanches ont voté pour Trump. Toutes des imbéciles, M. le Maire? 53 % des 50-64 ans ont voté Trump. Des «grands talents», M. le Maire? 37 % de ceux qui ont des maîtrises et des doctorats ont voté Donald! Des crétins, M. le Maire?

Insulter notre voisin ne relèvera jamais du grand art politique.

Un dicton fort à propos: «Si la parole que tu vas dire n’est pas plus belle que le silence, ne la dis pas.»

Monsieur Labeaume, s’il vous plaît, «Make Québec Great Again».